Boostées par l'IA, 45% des organisations françaises ont mis en place un partage global des données. En quelques années, la maturité en matière de valorisation des données a fait un véritable bond en avant, d'après le 4e Observatoire de la démocratisation des données dans les organisations françaises, mené par l'entreprise Opendatasoft. En effet, 45% des entreprises partagent leurs données en interne, soit 10 points de plus qu'en 2021. En revanche, il subsiste toujours une perception très contrastée de l'innovation interne sur la donnée entre les experts et les utilisateurs.
France
Consultation sur la sécurité du vote en ligne. En collaboration avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) lance une consultation publique sur la recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote par correspondance électronique. Le guide couvre uniquement le recours au vote par Internet pour les élections non politiques, telles que les élections professionnelles. Les observations, commentaires et propositions peuvent être transmis jusqu’au 11 avril 2025.
Europe
Souveraineté technologique : "Le problème en Europe n’est pas le manque d’offre, mais le manque de demande" (Proton). Le média Euractiv s'est entretenu avec Andy Yen, le CEO de Proton, entreprise suisse qui propose des services en ligne axés sur la confidentialité. Interrogé sur sa position à propos de la souveraineté technologique européenne, il a déclaré que "l'Europe n’est plus qu’une colonie des États-Unis et de la Chine. Et comme dans toutes les colonies, les colons sont venus extraire la ressource naturelle la plus précieuse : les données personnelles. Les données sont le 'nouvel or' du XXIe siècle. Ils s’emparent de cette ressource précieuse et nous la revendent à un prix très élevé – des produits numériques finis construits sur la base des données qu’ils nous ont extraites".
On sait quand le sort du DPF sera fixé. C'est le 1er avril 2025 que le Tribunal de l'Union européenne examinera le recours déposé le député Philippe Latombe sur la légalité du Data Privacy Framework, le texte qui facilite les flux de données entre l'Union européenne et les Etats-Unis. En tant que "simple citoyen", il se prévalait de la violation de plusieurs articles de la charte des droits fondamentaux, dont l'absence d'un droit à un recours effectif et à accéder à un tribunal indépendant.
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International
Après une cyberattaque, la ville texane de Mission déclare l'état d'urgence. La ville de Mission, située dans l'Etat du Texas, a été prise pour cible par les cybercriminels, a déclaré la municipalité. Les systèmes ont dû être mis hors ligne. Les services d'urgence sont, en revanche, toujours opérationnels. Sollicité par la maire de la ville, Norie Gonzalez Garza, le procureur du Texas Greg Abbott a déclaré l'état d'urgence face à la gravité de la situation.
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Meta prêt à tout pour proposer ses services en Chine ? D'après un lanceur d'alerte avec qui le Washington Post a pu s'entretenir, Meta aurait proposé au gouvernement chinois de pouvoir accéder facilement aux données des utilisateurs de ses services, en échange de l'autorisation d'être actif dans le pays. C'est ce qui ressort de la plainte déposée par Sarah Wynn-Williams,ex-salariée qui a travaillé dans une équipe chargée de la politique chinoise, devant la SEC.
Selon une note intégrée dans la plainte, les dirigeants de Meta ont subi "une pression agressive de la part des responsables du gouvernement chinois pour héberger les données des utilisateurs chinois dans des centres de données locaux", ce qui, selon l'ancienne cadre, aurait permis au Parti communiste chinois d'obtenir plus facilement les informations personnelles de ses citoyens.
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La CCIA s'inquiète des règles de transfert de données du RGPD indien. La Computer & Communications Industry Association, une ONG américaine qui représente les industries des technologies de l'information et de la communication, a soumis des commentaires au gouvernement indien en réponse à une consultation publique sur le projet de règles sur la protection des données personnelles numériques.
Elle s'inquiète en particulier du manque de clarté sur les restrictions des transferts de données transfrontaliers, qui devraient reposer sur "des risques spécifiques" et soumis à "un délai raisonnable de préavis et de commentaire". Elle plébiscite également "un cadre permettant de certifier que certains pays ou entreprises disposent de garanties suffisantes en matière de protection des données apporterait la clarté nécessaire, faciliterait les échanges commerciaux mondiaux et garantirait la protection de la vie privée".
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