Atos mène une augmentation de capital de 233 millions d'euros

Le groupe informatique français est désormais détenu à plus de 90% par ses créanciers. Il a aussi finalisé la vente de sa filiale Worldgrid.

Le logo d'Atos sur un bâtiment de l'entreprise à Nantes
Le logo d'Atos sur un bâtiment de l'entreprise à Nantes, en France. /Photo prise le 22 avril 2024/REUTERS/Stéphane Mahé

L'augmentation de capital d’Atos n’a pas attiré les foules. Conclue fin novembre, l'opération a permis au groupe informatique français de lever 233 millions d’euros. Mais seulement 29% des nouvelles actions ont été vendues aux actionnaires, qui bénéficiaient d'un droit préférentiel de souscription.

90% du capital dans les mains des créanciers

Le solde des nouvelles actions a ainsi dû être acquis par les créanciers d’Atos, conformément aux dispositions du plan de sauvetage validé en octobre par le tribunal de commerce de Nanterre. Au terme de cette opération, ceux-ci possèderont désormais plus de 90% du capital de la société.

En grandes difficultés financières, Atos avait échoué à trouver un repreneur. Sa survie est ainsi passée par un accord avec ses créanciers, qui ont abandonné 3,1 milliards d’euros de dettes, converties en actions. L’augmentation de capital de 233 millions d’euros fait partie d’un projet plus vaste visant à relancer l'entreprise. Les créanciers du groupe doivent apporter jusqu'à 1,675 milliard d’euros supplémentaires. 

Cessions d'actifs

Des cessions d’actifs vont aussi permettre de renflouer les caisses. Mardi 2 décembre, Atos a ainsi officialisé la cession de Worldgrid, sa filiale qui conçoit les logiciels de pilotage et de supervision des centrales nucléaires en France. Celle-ci a été rachetée par Alten pour une valeur d’entreprise de 270 millions d’euros.

Par ailleurs, le groupe est entré en négociations exclusives avec l’Etat français pour la reprise de ses activités “Advanced Computing”, qui incluent ses serveurs de haute performance et ses supercalculateurs. Si elle se conclut, l'opération s’effectuera sur la base d’une valeur d’entreprise de 500 millions d’euros, pouvant être potentiellement portée à 625 millions. D’autres activités restent en vente.

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