Les très grandes oreilles de la NSA ont trainé dans les entreprises françaises : du 1er au 31 janvier 2013, les espions de l’agence nationale de sécurité américaine ont écouté les appels téléphoniques des employés d’Alcatel-Lucent et d’Orange, comme l’a révélé Le Monde en octobre. Cet espionnage, qui n’est probablement pas un cas isolé, a été facilité par la faible protection qui encadre les télécommunications.
Inquiets, de nombreux patrons se tournent vers des téléphones protégés, comme le smartphone Hoox m2, développé par la société hexagonale Bull. "Depuis les révélations d'Edward Snowden, nous avons des coups de fil permanents" pour du matériel sécurisé, a précisé Franck Greverie, le directeur de l’entreprise, pendant les assises de la sécurité à Monaco le 2 octobre.
Toutes les données sont chiffrées
Hoox m2 fonctionne avec système d’exploitation sécurisé, construit sur Android. Il est équipé d’un capteur biométrique, d’un coffre-fort électronique et d’une gestion anti-intrusion des ports. Textos, mails, fichiers et même appels vocaux : toutes les données qui transitent par le mobile sont cryptées grâce à une puce de chiffrage.
Selon l’entreprise, ce smartphone à 2000 euros serait conforme aux recommandations de l'Anssi, l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information. Les livraisons ont démarré en janvier 2014.
Bull n’est pas la seule société à truster le marché de la sécurité téléphonique : l’américain Silent Circle et l’espagnol Geeksphone ont collaboré pour créer le Blackphone. Ce smartphone anti-pirate sera présenté au salon du mobile de Barcelone, fin février 2014. Mais pour l’instant, peu de détails ont filtré sur le niveau de sécurité de l’appareil, si ce n'est la vidéo de présentation du mobile sécurisé :
Lélia de Matharel


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