Sentryo veut sécuriser les sites industriels critiques
Cofondée en juin 2014 par Thierry Rouquet et Laurent Hausermann (deux anciens dirigeants d'Arkoon), la start-up Sentryo s’est spécialisée dans la protection des sites industriels. Basée à Lyon, la jeune pousse a mis au point la solution ICS CyberVision. Elle s'articule autour de trois grands axes : des sondes permettent d'extraire des données pertinentes en analysant les protocoles industriels ; un logiciel doté d'algorithmes d'apprentissage automatique (Machine Learning en anglais) permet, à partir des métadonnées, de dresser un modèle de fonctionnement normal du réseau et de détecter des événements anormaux ; et enfin une interface graphique offre au responsable une vision instantanée de la situation.
"Cette interface s'adresse en particulier aux automaticiens. C'est une sorte de ''Google Maps'' du réseau dans laquelle il est possible de zoomer et de se déplacer", détaille Laurent Hausermann, qui précise que l'outil a été conçu afin de favoriser une plus grande collaboration entre les automaticiens et les responsables de la sécurité. La solution ICS CyberVision s’adresse plus particulièrement aux opérateurs d’infrastructures critiques, dans les secteurs de l’énergie, des transports. Elle est notamment utilisée par le CEA, qui a participé à son développement inscrit dans une logique d'Open Innovation. En mai dernier, la start-up a reçu un financement de 400 000 euros de BPI France. Sentryo, qui compte une douzaine de collaborateurs, est également lauréate du Prix de l’innovation 2015 des Assises de la sécurité.
Le toulousain iTrust mise sur l’intelligence artificielle
Basée à Toulouse, la start-up ITrust a développé une technologie basée sur des algorithmes d’intelligence artificielle afin de renforcer la sécurité des systèmes d’information. Baptisée Reveelium, cette technologie ne se base pas sur des signatures, comme le veulent les approches traditionnelles, mais sur des comportements anormaux. "Nous collectons les logs des différents composants d’un système d’information pour les agréger au sein d’un superviseur de sécurité. Nous nous plaçons ensuite au-dessus de ce superviseur pour analyser les flux et les modéliser par apprentissage de formes, de manière à détecter les signaux faibles", détaille Jean-Nicolas Piotrowski, le fondateur d’ITrust. Au total, la solution Reveelium utilise 13 algorithmes différents. Parmi eux, des algorithmes de statistiques, des algorithmes issus de la génomique ou encore des algorithmes utilisés dans les systèmes de reconnaissance vocale des smartphones (...)
Lire la suite sur le site de nos confrères d'Industrie & Technologies


![[ÉNERGIES] Déployez vos projets IA à l’échelle, inspirez-vous du cas ENGIE Entreprises et Collectivités](https://cdn.webikeo.com/webinar_logo/2025-10-24-ac93013fcd6c2ea907b5a091f0e74c90.png)
