Stoïk, assurtech française spécialisée dans la couverture du risque cyber des PME et ETI, annonce ce 15 octobre une levée de fonds de 25 millions d’euros. Le tour de table a été mené par le fonds early-stage parisien Alven, avec le soutien d’investisseurs historiques comme Andreessen Horowitz. À noter l’entrée au capital du groupe d’assurance international Tokio Marine HCC, qui est l’un de ses porteurs de risque depuis l’année dernière. Il s’agit d’une série B pour la start-up, qui a levé au total près de 50 millions d’euros.
Un CERT de dix personnes joignable 24h/24h
Fondée en 2021, la start-up propose différentes solutions à destination des PME et ETI pour les couvrir en cas d’incidents de cybersécurité. “Toutes les conséquences techniques, juridiques et financières de l’attaque sont prises en charge, évoque Jules Veyrat, CEO et cofondateur de Stoïk. Là où nous innovons, c’est que nous mettons à disposition, en plus de l’assurance, une plateforme de prévention gratuite pour tous nos assurés, avec des outils de scan interne, externe et de lutte contre le phishing.”
Pour gérer ces incidents, l’assurtech a mis en place son propre CERT en interne, joignable 24/7. Créé par l’ancien responsable du CERT du cabinet de conseil Wavestone, le centre compte aujourd’hui une dizaine de personnes. “Sur un an, nous avons une fréquence de cyberattaques déclarées de l’ordre de 4% parmi tous nos assurés”, ajoute Jules Veyrat.
Une nouvelle offre d’EDR managés basée sur Crowdstrike
Stoïk ne démarche pas directement les entreprises, mais vend ses produits via des courtiers. La société couvre des entreprises de tous secteurs faisant jusqu’à un milliard d’euros de chiffre d’affaires. “Nous préférons les risques qui reposent sur la durée d’interruption d’un système plutôt que sur le degré de confidentialité des données dérobées, parce qu’avec notre CERT, nous allons avoir une forte valeur ajoutée”, précise le CEO de la start-up.
Avec cette levée de fonds, Stoïk compte accélérer le développement de nouveaux services, à commencer par son offre d’EDR managés lancée en avril. “Ce sont des EDR Crowdstrike, gérés par le CERT de Stoïk, poursuit Jules Veyrat. Lorsqu’un courtier recommandera cet EDR, le coût de l’assurance sera plus faible car le niveau de sécurité sera plus fort.” En plus de l’assurance cyber, Stoïk espère développer une offre parallèle à destination de sociétés technologiques, concentrée sur la responsabilité civile professionnelle.
L’Europe du Sud, le Benelux et la Scandinavie en ligne de mire
Après s’être lancée sur le marché allemand en fin d’année dernière, la start-up s’est étendue il y a quelques semaines en Autriche. “Nous nous développons beaucoup plus vite en Allemagne que nous l’avions été en France”, note le CEO de l’assurtech. Cette dernière s’intéresse désormais à trois régions européennes : l’Europe du Sud, le Benelux et la Scandinavie. Stoïk souhaite atteindre le chiffre de 5000 assurés et des 25 millions d’euros de primes d’ici à la fin de l’année.


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