Des hackers liés à Pékin ont visé la biotech américaine Moderna Therapeutics, qui est à l'origine du premier vaccin expérimental contre le Covid-19, a affirmé le 30 juillet un responsable de la sécurité américaine cité par Reuters. Le gouvernement chinois réfute ces accusations d'attaques informatiques.
L'existence d'activités de reconnaissance
Dirigée par le Français Stéphane Bancel, la jeune pousse a confirmé à l'agence de presse avoir été informé de l'existence "d'activités de reconnaissance" menées par un groupe de pirates informatiques et avoir été en contact avec le FBI. Ces agissements peuvent prendre la forme d'une évaluation de la vulnérabilité d'un site internet par exemple.
Depuis quelques semaines, les Etats-Unis accusent la Chine d'être à l'origine d'une campagne de piratage contre sa recherche vaccinale. Le 21 juillet, le département de la Justice américain (DOJ) a finalement annoncé avoir inculpé deux ressortissants chinois, accusés d'avoir mené une série de cyberattaques contre des entreprises travaillant sur un futur vaccin dont Moderna fait partie.
Les deux hommes – toujours en Chine – ont 33 et 34 ans et se sont rencontrés lors de leur étude d'ingénieur à Pékin, selon l'acte d'accusation. Le FBI révèle que les auteurs n'en sont pas à leur coup d'essai. Ils ont déjà tenté de s'emparer de secrets industriels dans des secteurs tels que la chimie, l'aérospatial, la défense…
Moderna, pionnière dans la recherche vaccinale
Si les pirates lorgnent sur les travaux de Moderna, ce n'est pas pour rien. Basée dans le Massachusetts, cette biotech spécialisée dans les traitements à base d'ARN fait figure de pionnière dans la recherche vaccinale contre le virus. Elle a été la première a annoncé mi-mars le début d'un premier essai clinique. Le vaccin est entré fin juillet dans la phase finale de ses essais cliniques. 30 000 personnes vont ainsi être vaccinées.
Il y a quelques semaines, c'est Londres qui a accusé Moscou d'être à l'origine d'attaques informatiques visant à dérober des recherches sur un vaccin contre le SARS-CoV-2. "Nous sommes absolument sûrs que les agences de renseignement russes étaient impliquées dans une cyberattaque (…) en vue de saboter ou profiter de la recherche et développement sur un vaccin", a assuré Dominic Raab, le chef de la diplomatie britannique, sur la chaîne Sky News. Ces accusations ont été démenties par la Russie. "Je ne crois pas du tout à cette histoire, cela n’a aucun sens", a souligné l'ambassadeur de Russie à Londres, dans une interview diffusée sur la BBC.


![[ÉNERGIES] Déployez vos projets IA à l’échelle, inspirez-vous du cas ENGIE Entreprises et Collectivités](https://cdn.webikeo.com/webinar_logo/2025-10-24-ac93013fcd6c2ea907b5a091f0e74c90.png)
