L'Unité nationale cyber (UNC), service de la Gendarmerie nationale chargé de la prévention et de la répression de la cybercriminalité, a mené une opération pour démanteler un réseau de trafic de drogues de synthèse sur le dark web. Entre le 10 et le 17 février, cinq individus ont été interpellés dans l'agglomération grenobloise (Auvergne-Rhône-Alpes). 20,7 kg de drogues de synthèse – valant 400 000 euros – ont été saisis, ainsi que du matériel de conditionnement et plusieurs milliers de timbres et enveloppes destinés à l'envoi des substances.
3 700 ventes illicites depuis juillet 2024
Tout commence à l'été 2022, lorsqu'une “cyberpatrouille” repère un profil suspect sur le dark web. La gendarmerie réalise alors que cet individu “se livre à un important trafic de produits stupéfiants en ligne, utilisant des plateformes du darknet pour vendre des produits tels que la MDMA, le 3MMC, le 2CB, le LSD, l'ecstasy, la méthamphétamine et la cocaïne”, explique la gendarmerie dans un communiqué.
En coopération avec d'autres services de gendarmerie, les enquêteurs de l'UNC établissent que ce suspect vend principalement des drogues de synthèse, et que depuis juillet 2024, il a réalisé plus de 3700 ventes sur un dark market. Les paiements se font en cryptomonnaie avant un envoi par la Poste. “L’analyse des flux financiers permet de localiser plusieurs autres suspects localisés dans l’agglomération grenobloise”, précise la gendarmerie.
Quatre personnes mises en examen
Quatre personnes ont été mises en examen à l'issue de leur garde à vue, deux d'entre elles étant placées en détention provisoire et les deux autres sous contrôle judiciaire. L'année dernière, plus de neuf millions de comprimés d'ecstasy et de MDMA ont été saisis par la police, la gendarmerie, les douanes et la Marine nationale. Un chiffre en hausse de 123% par rapport à 2023.
Fin décembre 2024, les enquêteurs de l'UNC avaient aussi identifié le suspect de la cyberattaque ayant touché le groupe de santé Hospi Grand Ouest, qui avait provoqué le report de plusieurs interventions chirurgicales dans la clinique La Sagesse à Rennes. Bastien L., ancien RSSI de 26 ans, a vu son jugement renvoyé au 1er décembre 2025. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison et 150 000 euros d'amende.


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