L'affaire Prism n'a pas fini de faire des vagues. Dans une interview à l'Australian Financial Review publiée le 19 juillet, l'ancien directeur de la CIA a déclaré qu'il existait des preuves solides montrant que le chinois Huawei Technologies avait espionné pour le compte du gouvernement chinois.
Michael Hayden, qui a également dirigé la National Security Agency (NSA) et siège au conseil d'administration de Motorola Solutions, a déclaré que l'équipementier chinois de télécommunications avait "partagé avec l'Etat chinois la connaissance intime et approfondie des systèmes de télécommunications étrangers auxquels il est associé".
"Je pense que c'est clair", a-t-il dit au quotidien économique australien, précisant que les services de renseignement américains avaient des preuves solides des activités d'espionnage du deuxième équipementier télécoms au monde.
Huawei, créé en 1987 par Ren Zhengfei, ingénieur de formation et ancien cadre de l'Armée populaire de libération (APL), a démenti à plusieurs reprises avoir des liens avec le gouvernement chinois ou l'armée et recevoir des aides financières de leur part.
Des disputes juridiques portant sur des brevets ont opposé pendant des années Huawei et Motorola Solutions.
John Suffolk, responsable mondial de Huawei pour la cybersécurité, a qualifié les remarques de Michael Hayden de "propos usés, infondés et diffamatoires", et l'a mis au défi d'étayer ses accusations en rendant publiques ses preuves.
De son côté, avec l'association de British Telecom avec Huawei au Royaume-Uni, le gouvrnement britannique a annoncé le 18 juillet qu'il allait réexaminer la protection de ses réseaux de télécommunications de crainte que la présence de Huawei sur le marché britannique ne crée des risques de sécurité, relate l'AFP.
(avec Reuters)

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