Le Sénat américain renonce à limiter la surveillance électronique de la NSA

Le 18 novembre, les sénateurs américains ont rejeté le USA Freedom Act, un projet de loi qui devait acter la réforme du renseignement américain, celle de l'agence NSA en particulier. 

Poste d'écoute de la NSA
Poste d'écoute de la NSA

Un coup d'épée dans l'eau pour le président américain Barack Obama. Le 18 novembre, le Sénat a rejeté le USA Freedom Act, le projet de loi élaboré pour mettre fin à la collecte des métadonnées des communications téléphoniques par l'agence américaine du renseignement, la NSA. 

Le vote de procédure, qui nécessitait 60 voix sur 100, n'a récolté le suffrage que de 58 sénateurs.

Principal argument des Républicains, qui ont voté en bloc contre le texte : la guerre en cours en Moyen-Orient contre l'Etat islamique. "C'est le plus mauvais moment pour se nouer les mains et amoindrir les pouvoirs des agences de renseignement", a argué Mitch McConnell, sénateur du Kentucky, avant le vote.

Puissants lobbyistes à Washington, les géants technologiques de la Silicon Valley avaient pourtant appelé en masse à voter en faveur du texte.

Selon eux, ce "projet de loi bipartisan permet à la fois de garantir la sécurité nationale et de réaffirmer l'attachement des Etats-Unis envers les libertés fondamentales des citoyens", avaient plaidé Facebook, Google, Twitter, Microsoft et Apple à travers leur mouvement "Reform Government Surveillance".

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