Cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme d'aide et d'assistance aux victimes d'incidents cyber gérée par le Groupement d’Intérêt Public Action contre la cybermalveillance (GIP ACYMA), publie ce 11 septembre 2025 la deuxième édition de son baromètre sur la perception des risques numériques, réalisé avec Ipsos. Le constat est le suivant : si la sensibilisation de la population progresse, les jeunes adultes apparaissent comme la catégorie la plus exposée aux cyberattaques.
58% suffisamment informés
Selon l'enquête menée auprès de 2000 personnes, 58% des Français estiment être suffisamment informés sur les risques liés à l'utilisation d'Internet, contre 33% qui jugent leur niveau de connaissance "bon ou très bon".
La médiatisation des cyberattaques et des arnaques en ligne semble avoir favorisé cette prise de conscience. La familiarité avec les menaces progresse : 80% des répondants connaissent le terme de "spam", 74% de "piratage", 67% "d'hameçonnage" et 29% de "ransomware".
Des fragilités sur la sauvegarde des données
Autre enseignement : les pratiques de cybersécurité se diffusent. 68% des personnes déclarent effectuer des vérifications avant un achat en ligne, 55% utilisent des mots de passe complexes et uniques, et 52% effectuent régulièrement des mises à jour de leurs appareils. Toutefois, et sans surprise, des faiblesses persistent, en particulier sur la sauvegarde des données.
Malgré ces efforts, 60% des Français ont été confrontés à une tentative de phishing en 2025. Trois sur dix ont subi une violation de données personnelles et 15% ont été confrontés à un faux conseiller bancaire. Les réactions demeurent limitées : seuls 54% des victimes d'utilisation frauduleuse de carte bancaire alertent leur établissement et 10% des victimes de faux conseillers portent plainte.
Les jeunes adultes, la classe la plus exposée
La tranche d'âge des 18-34 ans est la plus exposée. 29% ont reçu un appel frauduleux d'un faux conseiller bancaire (contre 8% des 55-75 ans), 20% ont été victimes de piratage de compte mais seulement 17% ont alerté leur banque (contre 34% chez les seniors) et 19% ont vu un appareil infecté par un virus, sans prendre de mesure dans 18% des cas. Ces chiffres montrent que cette population réagit moins auprès des institutions et privilégie l'inaction ou l'auto-gestion.
L'enquête s'est également penchée sur les conséquences des cyberattaques. Au-delà des pertes financières (13% des victimes) ou l'usurpation d'identité (8%), l'impact émotionnel est cité par 23% des répondants, et monte jusqu'à 34% chez les jeunes adultes. Ce qui nécessite, selon Jérôme Notin, le directeur de Cybermalveillance.gouv.fr, de "sensibiliser dès le plus jeune âge, pour les protéger et instaurer les bons réflexes durablement".


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