Fondée par deux anciens de Datadog, la start-up Tsuga lève 10 millions de dollars pour "réinventer l'observabilité à l'ère de l'IA"

Tsuga combine la simplicité du SaaS sans les coûts excessifs et le contrôle de l'on-premise pour produire des résultats à l'ère de l'intelligence artificielle. Une promesse que la start-up espère tenir afin de se démarquer sur un marché en pleine croissance.

Equipe start-up Tsuga
Equipe start-up Tsuga

"Réinventer l’observabilité à l’ère de l'intelligence artificielle". Telle est l'ambition de la start-up Tsuga fondée en 2024 par Gabriel-James Safar et Sébastien Deprez, deux ingénieurs qui ont fondé Madumbo, ensuite acquis par Datadog où ils ont dirigé des initiatives clé. Voyant les limites des outils actuels, ils se sont donc lancés à leur tour dans le développement de leur propre solution.

Aujourd'hui, ils bouclent donc une première levée de fonds de 10 millions de dollars (8 millions d'euros environ) en amorçage, menée par General Catalyst, avec la participation de Singular. A leurs côtés, ce sont également un certain nombre de business angels qui se sont joints à l'opération, incluant Amjad Masad (Replit), Charles Gorintin (Alan, Mistral AI), Jonathan Benhamou (Resilience), Olivier Bonnet (BlaBlaCar), et Philippe Corrot (Mirakl), entre autres.

Trois défis rencontrés par la plupart des entreprises

"L'observabilité est devenue critique, mais le paradigme actuel est fondamentalement défaillant. Malgré la promesse d’une "vue unique", la réalité est faite de complexité technique, de coûts exponentiels et de risques opérationnels croissants", constatent les fondateurs de la société.

Ils estiment ainsi que les entreprises sont confrontées à plusieurs défis, notamment un modèle économique mal aligné (les plateformes SaaS d’observabilité offrent rapidité et commodité, mais leurs coûts augmentent avec chaque hôte et gigaoctet), une charge opérationnelle lourde et une destruction de valeur. Pour contenir les coûts, les équipes échantillonnent ou suppriment des données télémétriques, perdant ainsi des insights critiques.

Une plateforme qui tient ses promesses

Face à la promesse d'une observabilité non tenue, ils espèrent donc répondre réellement à cette problématique grâce à leur plateforme "conçue pour tout voir, sans compromis : pas de données manquantes, pas de coûts incontrôlés, pas de sacrifices entre contrôle et commodité". Sur la partie coûts, Tsuga élimine les surcoûts de transfert et de stockage des fournisseurs SaaS traditionnels grâce à un modèle tarifaire transparent. Les coûts évoluent de manière sous-linéaire, pas exponentielle.

Sur le plan de la sécurité et de la conformité, Tsuga assure que les données sensibles ne quittent jamais l’environnement du client puisque la plateforme s’installe dans le compte cloud (AWS, GCP, Azure…) choisi par les entreprises, garantissant la gouvernance totale des logs, métriques et traces. Avec, un centre d’administration unifié pour les politiques de rétention, les contrôles d’accès et les règles de routage des données — sans gestion d’infrastructure. "Tsuga est un service entièrement géré, mais le client garde la main".

Brandissant la carte de l'open source, Tsuga annonce utiliser des collecteurs open-source (OpenTelemetry, etc.) et des formats de données ouverts. Les clients conservent la propriété de leur télémétrie et peuvent l'intégrer à leurs data lakes ou pipelines IA/ML à tout moment.

Un renforcement des équipes à venir

Les premiers membres de l’équipe, Nils Bunge (ex-directeur produit chez Datadog) et Valentin Jacquemont (l’un des premiers commerciaux européens de Datadog), apportent une expertise produit et go-to-market, salue l'entreprise dans un communiqué. Son équipe technique regroupe des anciens de Cognition, Datadog, Palantir notamment. Avec ce financement, Tsuga prévoit de renforcer deux points : l'innovation produit et la réussite client. Un certain nombre de postes sont à pourvoir en conséquence.

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