Mark Zuckerberg n'a pas réussi à débaucher les chercheurs d'OpenAI, d'après Sam Altman

Le patron de la start-up d'intelligence artificielle a affirmé, dans un podcast, que son rival chez Meta avait fait miroiter de très importantes rémunérations à des chercheurs de son équipe. Selon lui, Mark Zuckerberg voulait les faire intégrer son nouveau laboratoire dédié à la quête de la "superintelligence". 

Sam Altman
Sam Altman

Mark Zuckerberg aime décidément regarder la copie de ses voisins. D'après le patron d'OpenAI, Sam Altman, qui s'est exprimé mardi 17 juin dans le podcast Uncapped animé par son frère Jack Altman, son rival de Meta a tenté de débaucher plusieurs talents de son entreprise en leur faisant miroiter des rémunérations supérieures à 100 millions de dollars (environ 87 millions d'euros).

Meta en quête de chercheurs pour son nouveau labo

Objectif : les faire rejoindre le nouveau laboratoire de recherche en intelligence artificielle (IA), dédié à la quête de la "superintelligence", lancé récemment par le géant des réseaux sociaux. Comme le rappelle TechCrunch, celui-ci est dirigé par Alexandr Wang, ancien PDG de la start-up Scale AI, et a été installé à proximité du bureau du fondateur de Facebook, au siège de Meta.

"Meta a commencé à faire des offres gigantesques à de nombreux membres de notre équipe, a expliqué Sam Altman. [...] Vous savez, des primes à la signature de 100 millions de dollars, plus que cela [en] rémunération par an." Parmi les talents visés par la maison-mère d'Instagram, qui a aussi lorgné du côté de DeepMind, figurait l'un des principaux chercheurs d'OpenAI, Noam Brown.

Des piques à destination de Mark Zuckerberg

Une offre que le chercheur a décliné, comme l'a confirmé le patron d'OpenAI : "Je suis vraiment heureux que, au moins jusqu'à présent, aucun de nos meilleurs éléments n'ait décidé d'accepter." Selon lui, sa main-d'œuvre a mesuré les chances que son entreprise atteigne un jour l'objectif ultime que constitue l'intelligence artificielle générale, une technologie surpassant l'intelligence humaine.

Et de tacler Mark Zuckerberg au passage. "Les efforts actuels de Meta en matière d'IA n'ont pas fonctionné aussi bien qu'ils l'espéraient", a-t-il jugé, ajoutant qu'il ne pensait "pas qu'il s'agissait d'une entreprise très innovante". Sam Altman peut d'ailleurs se targuer d'avoir, de son côté, réussi dernièrement à recruter des anciennes de Meta, notamment en les personnes de Fidji Simo et Caitlin Kalinowski.

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