Pierre Gattaz et Fleur Pellerin veulent une France high-tech qui "chasse en meute"

Lors de la soirée "French Tech" au CES de Las Vegas le 7 janvier, la ministre de l’Economie numérique Fleur Pellerin et le président du Medef Pierre Gattaz ont parlé d’une même voix pour vanter les success stories de la high tech "made in France".

Pierre Gattaz et Fleur Pellerin au CES 2014
Pierre Gattaz et Fleur Pellerin au CES 2014

Union sacrée pour la French Tech. Réunis au Consumer electronics show (CES) de Las Vegas, la ministre de l'Economie numérique Fleur Pellerin et le président du Medef Pierre Gattaz ont choisi de mettre l’accent sur la France qui gagne. Le patron des patrons, prompt à critiquer l’absence de cohérence de la politique gouvernementale, notamment en matière de fiscalité, range ses armes au moment de vendre la France à l’étranger. Il préfère louer son "audace créatrice", son dispositif du crédit impôt recherche "parmi les meilleurs du monde", son administration "qui fonctionne bien", cette "terre d’accueil agréable à vivre".

"Une start-up République"

Fleur Pellerin, présente à ses côtés, ne peut qu’applaudir des deux mains. Elle prône l’union nationale pour soutenir l’écosystème de l’innovation. La ministre de l’Economie numérique rêve d’une "start-up République", veut créer un "esprit d’équipe" autour de la French tech. La France doit apprendre à "chasser en meute" comme peuvent le faire les Allemands, les Américains et les Chinois, ajoute Pierre Gattaz, adaptant au numérique le discours qu'il a toujours tenu sur les PME et ETI. La forte présence des Français au CES (90 entreprises au total, dont une vingtaine à l’Eureka Park, le pavillon des start-up) semble indiquer que le mouvement est lancé.

Patronat et exécutif main dans la main

Après le vœu de François Hollande de signer un "pacte de confiance" avec les entreprises, librement inspiré des propositions de Pierre Gattaz, l’exécutif et le syndicat patronal semblent parler encore une fois d’une même voix. Une union sacrée bienvenue alors que le "French bashing" resurgit dans la presse américaine après la publication d’un controversé article de Newsweek sur la prétendue "chute de la France". Le dynamisme de la délégation française montre que le déclin n’est pas pour tout de suite.

Sylvain Arnulf, à Las Vegas

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