The Family, nouveau concept-lieu pour Paris Capitale du numérique

L’accélérateur de start-up TheFamily reçoit entrepreneurs, investisseurs et innovateurs au cœur du Marais. Sur rendez-vous. S’y concocte aussi un think tank pour former les élites au numérique. Bientôt incontournable ?

The Family, concept-lieu numérique
The Family, concept-lieu numérique

Sur le papier, TheFamily se présente comme un accélérateur de start-ups, presque comme les autres. Il est co-fondé par trois figures du numérique. Les deux premiers sont des anciens du Camping, l’accélérateur de la Cantine parisienne, l’originale : Alice Zagury, l’animatrice des trois premières promotions et Oussama Ammar, serial entrepreneur et business angel, le coach. Le troisième larron est plus inattendu. Quoique. Il s’agit de Nicolas Colin, inspecteur de finances, celui du rapport Colin et Collin sur la fiscalité numérique mais aussi co-auteur, avec Henri Verdier (aujourd’hui directeur d’Etalab) du livre référence L’âge de la Multitude. Ces trois-là savent donc de quoi ils parlent. C’est pourquoi leur accélérateur n’est pas comme les autres.

D’abord, si TheFamily est bien un nouveau lieu, dans un hôtel particulier parisien, rue de Poitou, au cœur du Marais, il n’a pas vocation à accueillir des start-ups en résidence. "Il existe assez d’espacesdeco-working et d’incubateursà Paris aujourd’hui", explique Alice Zagury. Le premier étage sera consacré à l’organisation de rendez-vous hebdomadaires : lundi, rencontres individuelles avec un entrepreneur ou un coach ; jeudi, dîner de réseautage et d’émulation ; samedi, atelier pratique. Le second étage, lui, est réservé à des chambres, ouvertes aux visiteurs de passages, venus par exemple de la Silicon Valley, contre participation aux rendez-vous du premier étage. Des invités triés sur le volet, donc.

"Propulser des champions"

Les start-ups sélectionnées, sont des sociétés en amorçage, qui ont déjà constitué leur équipe pluridisciplinaire mais n’ont pas encore levé de fonds. Mais la sélection est rude. "On veut propulser des champions", précise la cofondatrice. Sur les 150 candidatures spontanées depuis le lancement du projet en janvier 2013, seules dix ont été retenues. Outre les rendez-vous, ils bénéficieront de "privilèges", comme de packages de contrats (levée de fonds, actionnariat, partenariat,…) adaptés à leur développement. En échange, elles cèdent 1 % de leur capital. "À terme, on pourra accompagner une trentaine de start-up en même temps", avance Alice Zagury.

Pas de quoi assurer un autofinancement de la structure avant au minimum deux ans. De toute façon, pour vivre, les trois cofondateurs viennent de lever 250 000 euros. Ils avancent surtout une deuxième ambition : l’éducation des élites françaises aux écosystèmes des start-ups, et à leur potentiel d’innovation. Pour base, un think tank, animé par Nicolas Colin, mais aussi des études, chiffrées, sur l’écosystème. De quoi monétiser des services de coaching pour les entreprises en mal d’open innovation. À suivre.

Aurélie Barbaux

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