Pour savoir si le transhumanisme est un humanisme, Manuel Zacklad, Professeur titulaire de la chaire Expressions et cultures au travail au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), suggère de commencer par s’interroger sur la définition de l’humanisme.
D'abord définir l'humanisme...
Pour lui, il faut un cadre théorique qui dépasse l'humanisme classique. Celui qui, depuis la Renaissance et la redécouverte de travaux gréco-romains sur le sujet, place une confiance totale en l'Homme et sa capacité de savoir. Le chercheur évoque la remise en cause de cette définition dans les années 70 en France par Jacques Lacan et Louis Althusser, pour qui l’idée même de nature humaine est une illusion idéologique.
Pour penser le transhumanisme, mieux vaudrait ainsi débarrasser l’humanisme de cette notion. Pour Manuel Zacklad, il ne faut pas être des naïfs de l’humanisme, et s’appuyer sur une thèse qui pense que la technique est intrinsèquement étrangère à l’homme. Et de préciser que les recherches sur la communication étudient par exemple comment les technologies de l’information affectent nos façons de communiquer, forment nos valeurs.
les 4 interventions cognitives
Car le transhumanisme ne s’intéresse pas seulement à l’augmentation des capacités physiques du corps comme le rappelle Manuel Zacklad. Le chercheur se réfère ainsi à sa consœur Joëlle Proust, directrice de Recherche pour la Fondation Pierre-Gilles de Gennes, de l’Ecole Normale Supérieure, qui a identifié quatre types d’interventions visant à une amélioration cognitive, que l’on peut faire entrer dans le transhumanisme : les manipulations génétiques, les manipulations chimique (drogues, médicaments comme la Ritaline, etc.), les techniques non invasives (jeu vidéo destinés à modifier le comportement d’enfants hyperactifs) et invasives (implants cyber-neuronaux).


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