Le ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche donne l’exemple. A l’occasion de la Conférence de Paris pour l’open data et l’open gouvernement, Geneviève Fioraso a lancé la première plate-forme open data ministérielle. Synchronisée avec la plate-forme interministérielle data.gouv, et réalisé en partenariat avec la startup Opendatasoft, elle donnera accès à quelques 23 listes liées à l’enseignement supérieur et l’innovation : listes d’écoles, effectifs d'étudiants, structures de transfert et de valorisation, moyens consacrés à la R&D par les administrations, les établissements publics, les entreprises, par branche, par taille, ainsi qu’une série d’indicateurs sur la participation des français au 7e programme cadre européen ou sur les publications de recherche…
Changement de philosophie
Mais pourquoi ne pas les publier directement sur le site data.gouv, comme les autres données publiques ? "Il s’agit d’une changement philosophique", reconnait Henri Verdier, directeur de la mission Etalab, qui pilote la politique d'Open data du gouvernement. Si Etalab référence toutes les données publiques, toutes n’ont plus vocation à être hébergées sur ses serveurs.
Mais pas - uniquement - pour des raisons techniques, de formats, de granularité, ou de fréquence de mise à jour. "Toute les administrations ont intérêt à construire leur propre interface pour aller à la rencontre des innovateurs qui peuvent valoriser leurs données publiques. Voire les enrichir ", explique le directeur d’Etalab. Pour lui, il est même plus efficace que chaque plate-forme ait ses propres experts.
Le prochain ministère à ouvrir ses données sur son portail devrait probablement être la celui de la Culture. Pour la Santé, ou la Justice, on le sait, ce serait forcément beaucoup plus compliqué.
Aurélie Barbaux


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