Rising EMEA, le rendez-vous annuel européen de Workday, revient à Barcelone pour cette édition 2025, du 18 au 20 novembre. L'éditeur de solutions SaaS de gestion des ressources humaines et de la finance en entreprise a, à cette occasion, annoncé une série d’investissements majeurs, de partenariats stratégiques et d'innovations produits.
Un ancrage européen toujours plus fort
Pour la firme américaine, cette année est particulière : la conférence Rising EMEA souffle en effet ses dix bougies avec 6000 participants attendus provenant de 17 pays. Présent depuis 17 ans dans la région, avec 4250 employés répartis dans 19 pays, Workday a parcouru du chemin depuis. De nouveaux bureaux ont récemment été ouverts à Milan (Italie), en Pologne, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.
Parallèlement, un investissement de 175 millions d'euros a été annoncé afin de créer un centre d’excellence en intelligence artificielle à Dublin (siège de l’entreprise pour la région EMEA). L'enveloppe, échelonnée sur trois ans, doit notamment soutenir la création de 200 postes spécialisés dans l’intelligence artificielle. Workday mise en effet fortement sur l'émergence des agents IA pour accélérer sa croissance et en a fait son troisième grand pilier après les RH et la finance.
Se rapprocher de ses 2300 clients européens
A en croire Angelique de Vries, présidente de la région EMEA chez Workday, la firme travaille déjà avec plus de 2300 clients dans la région. Et les exemples ne manquent pas. Une entreprise leader en automatisation logistique (DHL pour ne pas la citer), basée aux Pays-Bas, utilise la solution Higher Score pour réduire de plus de 50% le temps de présélection des candidats pour des postes à fort volume. En Espagne, Parques Reunidos, l’un des plus grands opérateurs de parcs de loisirs, a consolidé 13 systèmes différents en un seul système Workday, améliorant l’engagement des employés dans une entreprise qui passe chaque année de 3000 à 18 000 salariés.
Par ailleurs, Workday a récemment mis la main sur Sana, une entreprise suédoise qui affirme que "l'IA sera la nouvelle interface utilisateur", permettant de personnaliser les flux de travail. Concrètement, cette acquisition permet à Workday de mettre la main sur une palette d'outils de gestion des connaissances pour les entreprises, avec pour ambition de faire converger connaissances, données, actions et apprentissage pour créer le nouveau point d'accès au travail. L'intégration de Sana dans les systèmes de Workday devrait avoir lieu courant 2026, annonce le dirigeant de la start-up, Joel Hellermark.
Workday annonce également ce jour le rachat de Pipedream, une start-up californienne éditrice d'une plateforme d'intégration d'agents qui dispose de plus de 3000 connecteurs avec les applications métier les plus utilisées. De quoi accélérer sa stratégie de conquête sur le thème de l'agentique.
Cibler les PME avec Workday GO et des agents dédiés
Parallèlement, l'arrivée en février 2026 de Workday Go – annoncé pour la première fois en mai dernier ors de son premier sommet annuel "Go for Growth Summit" à New York – doit aider la firme à mieux cibler les petites et moyennes entreprises (PME) de la région EMEA et les aider dans l'adoption de l'IA.
Un agent de déploiement pour Workday Go doit par exemple aider les clients à démarrer rapidement. Cet assistant IA est conçu pour guider les équipes étape par étape, simplifiant la configuration et réduisant la complexité inutile, avec une réduction du temps de mise en œuvre pouvant aller jusqu’à 25%. En outre, une série d'agents Workday Illuminate seront intégrés dès le premier jour, notamment Payroll Agent, Workday Self-Service Agent et Business Process Optimize Agent. Workday Go et la palette d'outil agentiques sera disponible dans un premier temps aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne et en France, avec d’autres marchés à suivre.
Workday surfe sur le concept de souveraineté
Pour attirer les entreprises européennes, Workday mise également sur un certain nombre de produits adaptés au marché, à commencer par une offre baptisée Workday EU Sovereign Cloud. Comme son nom l'indique, il s'agit d'offrir aux entreprises basées dans l’Union européenne un environnement sécurisé et basé dans l'UE afin qu'elles puissent utiliser les outils RH et financiers de Workday, avec la garantie que leurs données restent entièrement hébergées et contrôlées dans la région.
L'éditeur s'appuie notamment sur une étude du BARC pointant du doigt le fait que "la souveraineté des données devient une priorité stratégique pour plus de 80% des dirigeants". Pour ce "cloud souverain", dont la disponibilité est prévue en 2026, Workday s'appuie sur les services d'infrastructure d'AWS. Le géant doit apporter la fameuse couche de protection qui garantit que toutes les données et opérations sont gérées par du personnel relevant de la juridiction européenne. De souverain, la solution n'a finalement que le nom, mais il faut saluer l'initiative.
Google BigQuery intègre le Workday Data Cloud
AWS n'est pas le seul géant technologique avec lequel la firme renforce ses liens. En effet, à l'occasion de son événement à Barcleone, elle a également fait part d'un rapprochement avec Google Cloud, Workday étant désormais opérationnel sur la zone EMEA de l'hyperscaler. Les solutions de Workday sont aussi disponibles via Google Cloud Marketplace dans des marchés clés comme la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède et la Pologne.
Enfin, l'éditeur américain a annoncé l'intégration de Google BigQuery à son Data Cloud. Objectif affiché : permettre aux entreprises de combiner en toute sécurité leurs données RH et finance avec des outils d’analytique avancée et d’IA, sans duplication des données. Grâce à ce partenariat, la création de modèles prédictifs (basée sur les derniers modèles Gemini) – tels que la prévision des flux de trésorerie – devrait être facilitée sans intégrations complexes ni duplication de données sensibles.
Les clients pourront également réinjecter dans Workday les insights générés dans Google Cloud, notamment des prédictions basées sur l’IA comme le risque de "churn" (perte de clients). Google Cloud rejoint ainsi les rangs de l’écosystème partenaires créé par Workday, incluant déjà Databricks, Salesforce et Snowflake. Le Data Cloud sera disponible pour les clients pilotes au premier semestre 2026 et en disponibilité générale plus tard dans l’année, précise Workday.


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