C’est un classique du monde open source. Une technologie devient populaire et les disputes s’engagent entre tenants des volontés des fondateurs et adeptes du modernisme. C’est ainsi un débat de geeks que deux développeurs de haut niveau ont lancé le 15 août dernier, en annonçant une version parallèle du Bitcoin (un fork, dans le jargon des développeurs).
Bitcoin XT, c’est son nom, permet de réserver une place mémoire plus importante pour stocker les traces de transactions récentes (le blockchain). Un moyen d’augmenter encore le succès de la monnaie en lui permettant de traiter davantage de transactions.
Gérer plus grand nombre de transactions
Selon l’un des deux développeurs de Bitcoin XT, Mike Hearn, certains acteurs comme le Bitcoin Core Project détournent l’intention originelle de Satoshi Nakamoto, créateur de la monnaie virtuelle, en souhaitant conserver la taille limite d'origine des blocs. Si le créateur du Bitcoin avait limité la taille du bloc au départ, selon Mike Hearn, Satoshi Nakamoto avait bien l’intention de l’augmenter dès que le nombre des transactions croitrait. Or un palier suffisamment important devrait être atteint en 2016 ou 2017 selon Mike Hearn.
Au risque de recentraliser le Bitcoin ?
Reste que selon les observateurs, cette démarche pourrait avoir un défaut de taille : une plus grande centralisation de la monnaie. Bitcoin XT rendrait en effet, selon eux, plus difficile pour tout un chacun la détention d’un nœud du réseau en réclamant une puissance de calcul plus importante pour "miner" la monnaie. Avec un nombre de nœuds moins importants, le système serait ainsi de moins en moins décentralisé. Or, cette décentralisation liée au caractère open source du Bitcoin en est l’avantage principal par rapport aux monnaies classiques.


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