L'intelligence artificielle (IA) est partout, même dans les applications de rencontre. Match Group, la société-mère de Tinder, a annoncé, mardi 4 novembre, son intention de déployer prochainement "Chemistry", une fonctionnalité basée sur cette technologie et censée améliorer la mise en relation entre utilisateurs. Déjà entrée en phase d'expérimentation en Nouvelle-Zélande et en Australie, elle sera "un pilier majeur de l'expérience produit 2026 de Tinder", a fait savori Spencer Rascoff, PDG de Match Group, cité par le média spécialisé TechCrunch.
Des questions et des photos
Concrètement, "Chemistry" pourra demander aux utilisateurs de l'application de rencontres le droit d'accéder aux photothèques de leurs smartphones et de leur poser des questions personnelles. L'objectif ? En apprendre davantage sur leurs centres d'intérêt et leurs personnalités, afin d'ensuite les mettre en relation avec d'autres internautes, supposément plus compatibles avec eux que dans le système classique actuel.
Pour l'heure, Spencer Rascoff ne s'est pas répandu en détails sur le fonctionnement précis de cette fonctionnalité. Mais on peut supposer que l'accès aux pellicules permettra à Tinder de proposer à ses utilisateurs des modifications de certaines photographies afin qu'elles apparaissent sur leurs profils – Meta a développé un système similaire, disponible sur Facebook aux Etats-Unis et au Canada, depuis la mi-octobre. TechCrunch imagine aussi que Tinder pourrait repérer des photos de ses utilisateurs effectuant une activité précise (le média américain prend pour exemple la randonnée) et leur proposer après coup de les rencarder avec des adeptes de cette même activité.
Une entreprise en petite forme
Ce léger coup de pouce suffira-t-il à convaincre les habitués de l'application de rencontre de confier au groupe qui la possède la quasi-intégralité de leur vie privée ? Réponse en 2026, donc, bien que Match Group n'ait pour l'heure pas donné de calendrier quant au déploiement mondial de "Chemistry". Mais pour l'heure, c'est surtout ses investisseurs que la firme américaine essaie de convaincre, alors que ses résultats financiers sont en déclin et que son nombre d'abonnés payants affiche une baisse de neuf trimestres consécutifs.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Spencer Rascoff a brandi le "buzzword" du moment – l'intelligence artificielle, que l'application utilise également à d'autres fins telles que l'analyse de message offensants – mardi, lors de son appel avec les investisseurs. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires de Tinder a baissé de 3 % par rapport à l'année précédente, ce qui est toutefois rattrapé à l'échelle du groupe par un chiffre d'affaire en hausse de 2%, à 914,2 millions de dollars (793,9 millions d'euros).


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