MISE À JOUR DU 18 AVRIL - Elon Musk a confirmé mardi 18 avril qu'il travaillait bien sur un rival de ChatGPT. Un projet qu'il a baptisé "TruthGPT", a-t-il expliqué sur Fox News, symbole du public qu'il cherche à toucher. Ce nom de code rappelle d'ailleurs le nom du réseau social lancé par Donald Trump, Truth Social.
Le milliardaire explique vouloir lutter contre la politisation supposée des modèles d'intelligence artificielle, qui se ferait, selon lui, au détriment des idées de la droite américaine. Il explique aussi vouloir comprendre "la nature de l'univers" parce qu'une intelligence artificielle "qui s'intéresse à la nature de l'univers est peu susceptible d'annihiler les humains car nous sommes une partie intéressante de l'univers".
ARTICLE ORIGINAL - Elon Musk n’est plus à une contradiction près. Un mois après avoir réclamé un moratoire de six mois sur le développement de l’intelligence artificielle générative, suite aux progrès rapides du robot conversationnel ChatGPT et du générateur d’images Midjourney, le milliardaire vient de créer une start-up spécialisée dans le secteur.
Baptisée X.AI, la structure a discrètement été créée début mars dans l’Etat du Nevada. Selon le Financial Times, Elon Musk a déjà débauché une demi-douzaines d’ingénieurs, notamment chez Deepmind, la filiale britannique de Google spécialisée dans l’IA. Il cherche aussi à lever des fonds auprès d’investisseurs qui ont déjà financé Tesla et SpaceX.
Des milliers de GPU commandés
Le multi-entrepreneur a déjà commandé plusieurs milliers de processeurs graphiques auprès de Nvidia, indispensables pour entraîner les derniers modèles d’intelligence artificielle générative. Et sont vendus entre 10.000 et 30.000 dollars pièce selon les configurations. Elon Musk pourrait également mettre à contribution ses autres sociétés: Twitter pour les données nécessaires à l’entraînement et Tesla pour la puissance de calcul informatique.
Elon Musk s’intéresse à l’intelligence artificielle depuis des années. En 2015, aux côtés d'autres figures de la Silicon Valley, il faisait partie des fondateurs d’OpenAI, le concepteur de ChatGPT. Mais il avait claqué la porte quatre ans plus tard, notamment en raison de conflits internes. Dans la foulée, la start-up avait abandonné son but non lucratif, puis fait entrer Microsoft dans son capital. Depuis, Elon Musk la critique régulièrement.
Outre le potentiel commercial du secteur, les ambitions du milliardaire pourraient bien être également politiques. Ces derniers mois, il a reproché aux IA génératives d’être trop “woke” – un terme péjoratif pour désigner ceux qui luttent contre les discriminations. En clair, son IA générative pourrait être le garant d’une liberté d’expression qu’il juge menacée. A l'image de ce qu'il souhaite faire avec Twitter.


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