Capgemini s'associe à Mistral AI pour aider ses clients à tirer parti de l'IA générative

Ce partenariat entre Capgemini et Mistral AI doit aider au déploiement à l'échelle de modèles ouverts d'IA générative au sein des grandes entreprises. Les secteurs réglementés et sensibles sont ciblés en priorité.

Guillaume Lample, Arthur Mensch et Timothée Lacroix, cofondateurs de Mistral AI
La start-up française Mistral AI grimpe dans les hautes sphères en multipliant les partenariats avec des entreprises technologiques telles que Capgemini et Google.

Capgemini annonce un partenariat avec la start-up française la plus en vogue : Mistral AI. La pépite de l'IA générative et l'ESN "vont accélérer le déploiement à l’échelle d’une IA générative plus accessible, plus polyvalente et plus efficiente", assurent-ils. Dans les faits, Capgemini va pousser les grands modèles de langage développés par la start-up auprès de ses clients à travers le monde.

Simplifier l'accès des entreprises à l'IA générative

Aux yeux d'Aiman Ezzat, CEO de Capgemini, Mistral AI "change la donne pour les entreprises qui cherchent à se transformer grâce à un large éventail de modèles d'IA". L'ESN indique qu'elle "s’efforce de faciliter l’accès à l’IA générative pour les entreprises qui veulent adapter de multiples cas d’usages à leurs besoins et les déployer pour un grand nombre d’utilisateurs, avec une moindre empreinte carbone". 

Sont notamment ciblés les secteurs réglementés et sensibles ayant des besoins précis, tels que les services financiers, l’aéronautique et la défense, les télécoms ainsi que le secteur public. L'un des avantages des modèles développés par Mistral est qu'ils sont ouverts et peuvent être modifiés et exécutés comme une entreprise le souhaite, sans danger pour ses données.

Une concurrence rude, y compris sur les modèles ouverts

Il s'agit du second rapprochement stratégique opéré par la start-up en l'espace de deux mois. Mi-décembre 2023, Mistral AI avait fait part de la signature d'un partenariat avec Google pour le développement de ses modèles. Elle a par ailleurs mis Mistral-7B à disposition des entreprises sur Vertex AI et doit commercialiser son modèle Mistral-8x7B sur la marketplace Google Cloud.

Pour la jeune pousse, ce partenariat signifie beaucoup. Si elle a su attirer les investisseurs jusqu'à présent, reste que les entreprises utilisatrices ne se bousculent pas encore au portillon. Un sondage Odoxa révélait début janvier que la start-up "souffre d'un déficit de notoriété" face à OpenAI (avec ChatGPT) ou Google (avec Gemini). Mistral AI doit par ailleurs faire face à la concurrence de Meta, dont les modèles sont également ouverts et qui ambitionne de s'imposer en leader incontesté du secteur.

Une valorisation à deux milliards d'euros

Rappelons également que la start-up a, en décembre dernier, officialisé un tour de table de 385 millions d’euros, mené par le prestigieux fonds de capital-risque américain Andreessen Horowitz. Nvidia, Salesforce, BNP Paribas ou encore CMA CGM ont également participé à l'opération, dont une partie a été réalisée sous la forme d’obligations convertibles. Six mois après son lancement, Mistral AI a donc vu sa valorisation grimper à deux milliards d'euros, ce qui relève du tour de magie en cette période.

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