Docaposte lance une offre d'IA générative souveraine avec trois entreprises françaises

La filiale du groupe La Poste souhaite aussi prendre la vague de l'intelligence artificielle générative. Pour séduire des clients privés et publics, Docaposte mise sur un robot conversationnel qui respecte la souveraineté des données, avec l'aide de trois acteurs français : LightOn, Aleia et NumSpot.

Identité
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Le sujet de la souveraineté numérique en France s'est imposé dans nombre de secteurs technologiques, dont l'intelligence artificielle. Près d'un mois après l'annonce d'un investissement stratégique du groupe Iliad dans l'IA générative, Docaposte lui emboîte le pas. La filiale du groupe La Poste va déployer, à partir du 1er novembre, une offre dédiée à des acteurs privés et publics qui veulent exploiter le potentiel de cette technologie en plein essor.

L'objectif est simple : proposer "une solution alternative aux offres existantes", principalement développées par des entreprises étrangères, explique Olivier Vallet, président directeur général de Docaposte. L'entreprise française va dans un premier temps mettre à disposition de ses clients un robot conversationnel capable de comprendre le langage naturel. Celui-ci "constitue la première brique d’une suite qui a vocation à favoriser le déploiement des usages de l’IA générative dans un cadre souverain et de confiance", poursuit le PDG.

Une démonstration à venir en santé

Pour l'instant dépourvu de nom, ce chatbot répond aux mêmes types d'attente qu'un ChatGPT ou un Claude, à savoir automatiser certaines tâches et "renforcer l'efficacité et la productivité". Docaposte y voit également une aide à la prise de décision, notamment dans la santé, les administrations publiques et la conformité réglementaire. Elle précise d'ailleurs que son offre s'adresse en particulier aux organisations qui exploitent des informations sensibles et veulent les protéger derrière une solution française dont les données sont hébergées sur le territoire.

En effet, si la solution conversationnelle a été entièrement développée en interne par le pôle data et IA de Docaposte, l'entreprise ne fait appel pour l'exécution finale de ce projet qu'à des acteurs de l'Hexagone. LightOn, d'abord, qui développe des grands modèles de langage (LLM) et sa plateforme Paradigm dédiée aux entreprises. Aleia, pour sa plateforme du même nom spécialisée en IA et les espaces collaboratifs de travail qu'elle comprend. Et le consortium NumSpot (porté en partie par Docaposte), qui se chargera d'héberger les données et les projets d'IA sur son cloud public qualifié SecNumCloud.

Reste à voir si cette nouvelle offre, décrite comme "une alternative française, robuste et puissante [...] offrant sécurité, confidentialité, cloisonnement des projets développés, traçabilité et garanties dans l’utilisation des données et des modèles", convaincra les organisations publiques et privées du pays. Docaposte n'a à ce stade pas communiqué sur la puissance de son LLM mais fait savoir qu'une démonstration de son chatbot sera bientôt dévoilée dans un cas d'usage en santé.

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