La Commission européenne a annoncé vendredi dernier, avoir adressé au réseau social américain, propriété du milliardaire, Elon Musk, trois demandes d'enquête technique supplémentaires concernant le système de recommandation de la plateforme.
"Aujourd'hui, nous prenons de nouvelles mesures pour faire la lumière sur la conformité des systèmes de recommandation de X avec le règlement sur les services numériques (DSA) de l'Union européenne", a déclaré la commissaire européenne à la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen dans un communiqué. Les nouvelles mesures d’enquête de Bruxelles s’inscrivent dans le cadre d’une procédure formelle ouverte le 18 décembre 2023 en vertu du DSA.
Trois nouvelles mesures
Il est notamment demandé à X de fournir avant le 15 février "une documentation interne sur ses systèmes de recommandation et sur toute modification récente apportée à ceux-ci". De plus, une "ordonnance de conservation", oblige la plateforme à "préserver les documents internes et les informations concernant les changements futurs dans la conception et le fonctionnement de ses algorithmes de recommandation", pour toute la durée de l’enquête allant du 17 janvier 2025 au 31 décembre 2025.
La Commission a émis par ailleurs, une "demande d'accès à certaines API commerciales de X", des interfaces techniques permettant un accès direct aux contenus pour vérifier la modération et la viralité des comptes. "Ces mesures permettront aux services de la Commission de prendre en compte tous les faits pertinents dans l'évaluation complexe, au titre du DSA, des risques systémiques et de leur atténuation" a expliqué la Commission dans son communiqué.
Bruxelles, a toutefois, ajouté que ses demandes d’enquête technique sur X "sont indépendantes" des dernières prises de position d’Elon musk "qui relèvent de la liberté d’expression".
"Elon Musk, une menace pour les démocraties européennes"
Le milliardaire proche du nouveau président américain, Donald Trump, a créé la controverse récemment, en soutenant dans la perspective des élections en Allemagne fin février, le parti d’extrême-droite, AFD. Vendredi dernier, le chancelier allemand Olaf Scholz, l’a accusé de menacer la démocratie en Europe alors qu’une trentaine d’eurodéputés avaient exprimé la veille, leurs "vives préoccupations" face aux "ingérences" et "campagnes de dénigrement" d'Elon Musk en Europe, exhortant la Commission à agir.
Paris a également demandé la semaine dernière à Bruxelles d’avoir une position plus ferme vis-à-vis du milliardaire.
A la suite des dernières demandes d’enquête, Clara Chappaz, ministre déléguée chargée du numérique s’est dite réjouie que "la Commission ait entendu l'appel (de la France) en faveur d'une application rigoureuse du DSA" pour protéger les démocraties et les élections européennes.
Depuis leur lancement, les investigations sur les systèmes de recommandation de X n’ont pas donné lieu à une mise en cause officielle sur la manipulation des algorithmes qui rendraient plus visibles les déclarations de l’extrême-droite. Demain, un débat se tiendra au parlement européen à Strasbourg sur les accusations qui visent la plateforme.


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