Pas de smart grid sans collecte de données de consommation et de production d’énergie. Mais pour être vraiment utile, permettre un pilotage efficace et valider les promesses d’économies, ces données doivent être recueillies en temps réel, chaque minute, précise Éric L’Helguen, le directeur général d’Embix. Sinon, les pics de consommation ou les dépressions ne sont plus visibles et les données moins parlantes.
Plus question de se limiter au bâtiment intelligent. La taille idéale du smart grid est le quartier, si possible « éco » et mêlant zones résidentielles et activités professionnelles. On en compte une dizaine en France aujourd’hui. Cela représente une montagne de données hétérogènes – aucun standard domotique n’ayant émergé à ce jour – à stocker et à analyser. Une gageure que le big data peut affronter.
Des adapteurs transformant les données dans un même format.
C’est pour traiter ces mégadonnées à l’échelle du quartier qu’Alstom et Bouygues ont créé Embix en 2011. "On ne fait pas du big data parce que c’est la mode, mais parce que c’est la bonne réponse", explique Éric L’Helguen. Avec son outil Urban Power, la start-up a participé aux premiers démonstrateurs de smart grid. Mais les choses sérieuses commencent cette année pour Embix et ses 12 salariés. L’entreprise, qui fait aussi du conseil, devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 1 million d’euros, dont 600 000 euros dans des projets déjà lancés ou à venir. Le reste provenant de financements publics nationaux et européens.


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