La Française des Jeux s'aventure dans le monde merveilleux de l'intelligence artificielle générative. La référence française des jeux d’argent et de hasard expérimente un assistant au sein de ses différentes entités et métiers, notamment l'IT, les ressources humaines, juridique, sécurité informatique et data. Baptisé AI Win, l'outil s'appuie sur la technologie de l'ESN Onepoint, qui a développé son propre assistant baptisé Neo il y a de cela environ un an.
AI Win est déployé dans un environnement sécurisé qui permet de multiplier les usages sans exposer les données de la FDJ. "Nous nous adaptons à l'infrastructure cloud dans laquelle nous déployons notre outil d'IA générative", précise Nicolas Gaudemet, Chief AI Officer de Onepoint. La solution est par ailleurs compatible avec de multiples modèles en fonction des besoins. En l'occurrence, l'acteur français des jeux d'argent a parié sur Microsoft Azure et les modèles d'OpenAI.
Une expérimentation le temps de quelques mois
L'acteur du conseil accompagne donc la direction Data & IA de FDJ pour construire sa stratégie IA et pousser à l’expérimentation et au déploiement d’outils d’IA. Les tests ont débuté en mai dernier et devraient s'arrêter vers la fin de l'été, indique Nicolas Gaudemet. Disponible sur ordinateur et sur mobile, AI WIN est déployé à ce jour auprès de 300 employés du groupe. Après un premier mois d’expérimentation, l'ESN note que plus de 70% des utilisateurs semblent satisfaits puisqu'ils considèrent gagner du temps sur les cas d’usage testés. Ceux-ci ont notamment interagi avec l’assistant conversationnel pour aider à faire de la complétion de code, des résumé de documents, de la rédaction d'e-mails, etc.
La FDJ devra donc procéder à un relevé des compteurs à la fin de l'été. Nicolas Gaudemet espère que celui-ci sera positif et estime que le jeu en vaut la chandelle : "Ils ont tout intérêt à équiper beaucoup de personnes parce qu'il y a un petit coût fixe à l'installation et ensuite le coût variable est relativement faible. C'est intéressant à déployer sur beaucoup de sites". Notons que les frais d'utilisation du cloud ne sont pas compris dans cette estimation.

En attendant, Onepoint capitalise sur la mise en place de Neo dans d'autres secteurs, tels que la finance ou l'immobilier, par exemple. En parallèle, l'assistant est d'ores et déjà déployé ou mis en production en interne depuis presque un an maintenant. "Nous sommes déjà à la version 4 chez nous, ajoute Nicolas Gaudemet, avec pas mal de cas d'usage dans notre réservoir, notamment tout ce qui est bases de connaissances conversationnelles et de l'analyse de contrats".


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