Physical Intelligence lève 400 millions de dollars pour son modèle IA destiné à la robotique

La robotique a la cote. Avec une valorisation de départ estimée à moins de 2 milliards de dollars et sans produit fini, la start-up Physical Intelligence a réussi à boucler un tour de 400 millions de dollars. Mené par Jeff Bezos, Thrive Capital et Lux Capital, le tour a également accueilli OpenAI.

start-up Physical Intelligence spécialisée robotique
start-up Physical Intelligence spécialisée robotique

Physical Intelligence n'a que quelques mois et fait déjà parler d'elle. La start-up a réussi à boucler un tour de table impressionnant de 400 millions de dollars. Ce financement de démarrage a attiré des investisseurs de renom, à savoir Jeff Bezos, Thrive Capital et Lux Capital, rejoints par d'autres investisseurs clé - OpenAI, Redpoint Ventures et Bond. Ce tour de table valoriserait la start-up aux alentours de 2,4 milliards de dollars contre 1,6 milliard de dollars préfinancement.

La start-up indique qu'elle cherche à créer un logiciel qui fonctionnerait sur n'importe quel robot, éliminant ainsi le besoin de développer un logiciel pour chaque tâche spécifique. "Nous sommes un groupe d'ingénieurs, de scientifiques, de spécialistes de la robotique et de créateurs d'entreprises qui développons des modèles de fondation et des algorithmes d'apprentissage pour alimenter les robots d'aujourd'hui et les dispositifs à actionnement physique de demain", écrivent-ils.

Un modèle pour alimenter les robots à usage général

La start-up a publié la semaine dernière un premier aperçu de son robot et de ses capacités. Alimenté par le logiciel de Physical Intelligence, le robot est capable de plier du linge, d'emballer des courses et de sortir des toasts d'un grille-pain. Derrière, un modèle d'IA appelé π0, ou pi-zero, un modèle de fondation de robot à usage général. Avec, les utilisateurs peuvent demander simplement à un robot d’effectuer une tâche, tout comme ils échangeraient avec un chatbot.

"Contrairement aux LLM, il couvre les images, le texte et les actions et acquiert l'intelligence physique en s'entraînant sur l'expérience incarnée des robots, en apprenant à générer directement des commandes motrices de bas niveau via une nouvelle architecture", précise Physical Intelligence. Ainsi, "il peut contrôler une variété de robots différents et peut être soit invité à effectuer la tâche souhaitée, soit affiné pour le spécialiser dans des scénarios d'application difficiles".

Robotique et IA font bon ménage

Bien sûr, la start-up n'est pas la seule société à mêler robotique et intelligence artificielle. D'autres avant elles tentent de percer sur ce terrain. En juillet dernier, la start-up Skild AI a réalisé sa première levée de fonds de 300 millions de dollars à peine un an après sa création. Basée à Pittsburgh, elle poursuit l'objectif de développer un "cerveau polyvalent" basé sur un modèle fondamental capable de s'adapter à toute une gamme de robots. Les géants technologiques ne sont pas en reste sur le sujet : Alphabet, Amazon, Meta ou encore Microsoft, s'intéressent de près au sujet et investissent des milliards.

Et à en croire Elon Musk, le marché serait gigantesque. Lors d'une conférence à Riyad, il a en effet déclaré qu'il y aurait au moins 10 milliards de robots humanoïdes coûtant entre 20 000 et 25 000 dollars d'ici 2040.

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