IA générative : Après Google, Amazon va se doter de mini-réacteurs nucléaires pour ses data centers

La firme de Seattle a signé trois accords avec des sociétés d’énergie pour assurer une grande partie de ses besoins en électricité. Elle prévoit également d’investir dans l’une d’entre elles. En début de semaine, Google a aussi annoncé commander des mini-réacteurs nucléaires pour ses data centers et ses bureaux aux États-Unis.

Data center Amazon
Data center Amazon

Amazon a annoncé le 16 octobre la signature de trois nouveaux accords avec des énergéticiens américains pour couvrir ses besoins en électricité. Ces sociétés vont construire des petits réacteurs modulaires (SMR), qui affichent une puissance plus limitée (de 25 à 300 mégawatts par unité) que les réacteurs de centrales traditionnelles (de 900 à 1600 mégawatts). Ils présentent toutefois l’avantage de pouvoir être construits à la chaîne, en usine, avant d’être assemblés sur site, créant une importante baisse de coûts de production et d’exploitation.

Amazon investit dans la série C de X-Energy, qui met au point un modèle de réacteur

Le géant de l’e-commerce va tout d’abord travailler avec Energy Northwest, une société publique d’exploitation très présente dans l’État de Washington. Ce partenariat porte sur la construction et l’exploitation de quatre SMR, qui devraient générer 320 mégawatts pour la première phase du projet. Amazon indique que cette capacité pourra être triplée, couvrant ainsi l’équivalent de 770 000 foyers aux États-Unis.

La firme de Jeff Bezos a également annoncé qu’elle allait investir dans une start-up développant des SMR, X-Energy. Cette dernière travaille en effet sur un modèle de réacteur nucléaire avancé, intitulé Xe-100, dans le cadre du premier projet avec Energy Northwest. Amazon va investir aux côtés d’autres acteurs dans la série C de la jeune pousse, dont le montant global s’élève à 500 millions de dollars (461 millions d’euros).

Un accord également signé sur la côte Est des États-Unis

De l’autre côté des États-Unis, en Virginie, Amazon a signé un accord avec la société de production et de distribution d’électricité Dominion Energy. Ce dernier contrat devrait apporter au moins 300 mégawatts. Un peu plus au nord, en Pennsylvanie, le géant de l’e-commerce a également annoncé en début d’année construire un gigantesque data center adossé à une centrale nucléaire.

Cet été, Amazon avait annoncé que la totalité de l’électricité consommée pour ses opérations était issue ou compensée par de la production d’énergies renouvelables, en investissant notamment dans 500 projets éoliens et solaires. Une déclaration aussitôt contestée par des employés de la firme, affirmant que la part d’énergies renouvelables dans les activités américaines de la firme ne serait que de 22%. Concernant les 500 projets éoliens et solaires, Amazon achète en réalité des certificats d’énergie renouvelable, semblables à des crédits carbone, qui financent de nouvelles centrales “vertes”.

Google fait le pari des mini-réacteurs, Microsoft s’appuie sur des centrales traditionnelles

Google a également annoncé en début de semaine qu’il allait construire des mini-réacteurs nucléaires, en faisant appel à la start-up américaine Kairos Power. Le premier des six à sept réacteurs devrait être mis en service en 2030, et les autres d’ici à 2035. La firme espère ainsi atteindre une production totale de 500 mégawatts. De son côté, Microsoft a décidé de remettre en service un réacteur nucléaire de la centrale de Three Mile Island, en partenariat avec la société Constellation Energy.

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