Alors que le président américain Donald Trump a annoncé un vaste plan d'action sur l'intelligence artificielle, incluant une ordonnance sur les systèmes d'IA utilisés par les agences fédérales, son administration redouble d'efforts pour suivre la ligne directrice imposée : la souveraineté. Et c'est dans ce contexte qu'elle a recommandé ce mercredi de mettre en place des contrôles à l’exportation qui vérifieraient la localisation des puces d’intelligence artificielle avancées. La mesure a été saluée par des parlementaires américains des deux partis dans les deux chambres du Congrès.
"J’ai été encouragé de voir que la politique de contrôle des exportations recommandée inclut des mécanismes de vérification de localisation et s’aligne étroitement sur notre Chip Security Act bipartite. J’ai hâte d’en savoir plus sur les détails techniques et les prochaines étapes pour la vérification de l’usage final", a déclaré à Reuters le représentant Bill Foster, démocrate de l’Illinois qui a contribué à présenter en mai un projet de loi sur la localisation des puces.
Les Etats-Unis prêts à surveiller ce que font ses "alliés"
Pour Donald Trump, le message est on ne peut plus clair, l'Amérique ne peut pas louper le coche : "Il est impératif pour la sécurité nationale des États-Unis d'atteindre et de maintenir une domination technologique mondiale incontestée et incontestable. Pour assurer notre avenir, nous devons exploiter tout le potentiel de l'innovation américaine".
Et cela passe par une prise de contrôle à l'international. Ainsi, pour les fameux "alliés" des Etats-Unis, c'est une impasse : "L'Amérique doit imposer des contrôles stricts à l'exportation des technologies sensibles", stipule le plan. "Nous devrions encourager nos partenaires et alliés à suivre les contrôles américains, et non à les remplacer. S'ils le font, l'Amérique devrait utiliser des outils tels que la règle sur les produits étrangers directs et les droits de douane secondaires pour parvenir à une meilleure harmonisation internationale." La menace des taxes n'est finalement jamais très loin.
Nvidia et AMD, deux âmes en peine face à l'administration américaine
Si l'objectif est d'accroître les exportations de matériel et de logiciels d’IA vers les alliés des États-Unis, le plan précise aussi que le pays de l'oncle Sam devrait continuer à refuser l'accès aux puces d’IA avancées fabriquées par des entreprises comme Nvidia et AMD à leurs adversaires étrangers : comprendre la Chine.
Une annonce qui s'oppose à l'autorisation donnée par la Maison Blanche à Nvidia de vendre à l'empire du Milieu des puces pour l'IA, après trois mois de strictes restrictions imposées à ce sujet. Lors de la mise en place de ces mesures coercitives, la firme américaine avait alors indiqué qu'elle devrait payer 5,5 milliards de dollars de charges pour son premier trimestre fiscal de 2026 en raison des fameuses restrictions de sa puce H20 vers la Chine.
Rappelons que les ventes de Nvidia ont atteint 17,1 milliards de dollars l'an dernier en Chine, soit un peu plus de 13% des 130,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires total. De son côté, AMD a réalisé 6,23 milliards de dollars de ventes dans le pays, soit environ 24% de son chiffre d’affaires total de 25,8 milliards de dollars pour l'année 2024.


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