L’Élysée s’active. Le sommet sur l’intelligence artificielle, qui se tient du 6 au 11 février prochain, arrive à grands pas. L’Élysée veut rendre cet événement mémorable et compte bien mobiliser tous les moyens possibles pour y parvenir.
Près d’une centaine de chefs d’état ont reçu une invitation, aux côtés de chercheurs, chefs d’entreprises, organisations non gouvernementales, représentants de la société civile… Sont notamment invités la Chine et les États-Unis, à commencer par Donald Trump et son équipe, ainsi qu’Elon Musk, en sa qualité de chef d'entreprise.
Un sommet inclusif et multi-acteurs
"Sur la méthode, c'est un sommet qui va être, et qui est déjà dans la construction, très inclusif et très multi-acteurs", promet l’Élysée. L'objectif est clair : aller plus loin que les deux événements internationaux précédents qui se sont respectivement déroulés à Bletchley Park (novembre 2023) et à Séoul (mai 2024).
"Beaucoup de pays se sentent potentiellement exclus de l'intelligence artificielle, et en France nous avons un rôle à jouer, peut-être pas au niveau des Etats-Unis, mais nous avons l'opportunité de montrer de nouveau qu'à Paris nous pouvons faire des réunions vraiment multilatérales et ouvertes pour rassembler et fédérer des efforts collectifs", poursuit un porte-parole de l’Élysée.
Un éventail de thèmes de travail définis
Pour ce sommet, l’Élysée se focalise sur cinq thèmes de travail. Sont ainsi listés le développement de l'intelligence artificielle dans l'intérêt général et l'intérêt public par opposition à l'intérêt privé et économique, l'avenir du travail, l'innovation et de la culture ensemble, "et pas forcément l'un contre l'autre", mais aussi la confiance dans l'IA et la gouvernance qui lui est liée, dans la suite des travaux de Bletchley-Park pour assurer les sujets de sécurité et de sûreté de cette techno.
Pour plancher sur ces thématiques, le gouvernement s'est entouré de têtes bien connues, à commencer par Guillaume Poupard sur l'IA de confiance, Henri Verdier sur la gouvernance mondiale de l'IA, Roxane Varza sur l'innovation et la culture, Sana de Courcelles sur l'avenir du travail ou encore Martin Tisné sur la thématique de l'IA au service de l’intérêt public.
L'intérêt général au-dessus de l'intérêt privé
L'Elysée se veut clair : ce sommet est à la fois un moyen de valoriser les avancées permises par l'intelligence artificielle et de faire progresser les fameux communs numériques. "Il faut qu'on s'assure collectivement d'inventer et de partager la science, les solutions et les standards", affirme un porte-parole. Cela passera nécessairement par une représentation de l'ensemble de la société et du monde au travers des bases de données et des langues intégrées.
Au-delà de ces communs, le gouvernement veut mettre l'accent sur trois initiatives phares : développer une intelligence artificielle d'une manière plus durable et plus souple, pouvoir rendre l'intelligence artificielle plus ouverte, plus inclusive et plus au service de l'intérêt général, et également rendre la gouvernance internationale plus inclusive.
Un programme bien chargé, clôturé par la réunion des chefs d'Etat
Et pour rendre cet événement plus inclusif que jamais, plusieurs journées seront dédiées aux différentes thématiques citées en amont. Ainsi, les 6 et 7 février prochains seront des journées consacrées aux échanges avec des scientifiques, chercheurs et chercheuses, des prix Nobel et des prix Turing devant être présents. Les journées du 8 et 9 février – week-end de vacances pour certains – seront quant à elles plus largement ouverts au public et axées sur la culture.
Enfin, les journées du 10 et 11 février marqueront véritablement ce sommet. La journée du lundi se déroulera au Grand Palais et à la manière "d'une ruche" rassemblera environ 1 000 participants – chefs d'états, responsables d'entreprises petites et grandes, chercheurs, ONG, artistes, etc. – avec un certain nombre d'ateliers et de conférences en parallèle pour débattre de ces sujets d'intelligence artificielle sur les thèmes prévus. Le président de la République organisera, le soir, à l'Elysée, un dîner pour les personnalités les plus emblématiques et les chefs d'État, précise un porte-parole.
Enfin, la matinée du 11 février sera consacrée au sommet des chefs d'État "en plus petit format pour débattre des sujets liés à l'IA". Est également prévu en parallèle un Business Day organisé pour les entreprises mais aussi la société civile et les chercheurs pour pouvoir aborder tous les sujets et toutes les annonces faites durant ce sommet.
A noter que le gouvernement prévoit, en marge de la réouverture de Notre-Dame de Paris le 6 décembre prochain, une journée de travail réunissant les chefs d'Etat et d'entreprises étrangers invités pour l'occasion. L'objectif : "échanger sur l'état de l'art en matière de développement des modèles dits "frontier" et en matière de capacité technologique de l'intelligence artificielle", conclut l'Elysée.


![[ÉNERGIES] Déployez vos projets IA à l’échelle, inspirez-vous du cas ENGIE Entreprises et Collectivités](https://cdn.webikeo.com/webinar_logo/2025-10-24-ac93013fcd6c2ea907b5a091f0e74c90.png)
