Vous avez toujours rêvé de discuter avec un robot conversationnel doté du sens de l’humour d’Elon Musk ? Alors Grok est fait pour vous. Dévoilé officiellement samedi 4 novembre, ce chatbot a été conçu par xAI, la dernière start-up lancée en mars par le milliardaire américain.
Connecté à Twitter
“Il a été conçu pour ajouter un peu d’humour dans ses réponses”, s’est-il amusé dans un message publié sur X, l’ancien Twitter. Ce message est accompagné d’une capture d’écran montrant le chatbot répondre à une question sur le moyen de fabriquer de la cocaïne. “Il aime les sarcasmes”, ajoute l’entrepreneur.
Selon Elon Musk, Grok ne s'arrête pas à son sens de l’humour. "À bien des égards, c’est le meilleur [chatbot] qui existe actuellement sur le marché”, promet-il. Il cite notamment un “accès en temps réel” aux messages publiés sur X, ce qui lui permettrait de générer ses réponses à partir des informations les plus récentes.
L’accès à Grok est pour le moment limité "à un petit nombre d'utilisateurs aux Etats-Unis", précise xAI. Mais celui-ci il devrait prochainement être ouvert aux abonnés de l’offre payante la plus chère de X.
Plus performant que GPT-3.5 ?
Grok est alimenté par un grand modèle de langage baptisé Grok-1, conçu en deux mois sur les bases d’un premier prototype. La start-up ne communique pas sur le nombre de paramètres. Mais elle assure, comparaison à l’appui, qu’il dépasse “tous les autres modèles de sa classe”, y compris GPT-3.5, dans des tests de raisonnement et de mathématiques.
Grok-1 est cependant moins performant que GPT-4, la dernière version du grand modèle de langage développé par OpenAI, mais aussi que Palm 2 de Google et Claude-2 de la start-up américaine Anthropic, qui vient de lever des milliards de dollars supplémentaires. Mais ces modèles ont été entraînés avec "une quantité de données et de ressources de calcul significativement plus importantes”, explique xAI.
Lutter contre la politisation de l'IA
La société a discrètement été créée début mars dans l'État du Nevada. Son existence avait été révélée le mois suivant par le Financial Times. Puis confirmée le lendemain par Elon Musk, qui expliquait alors vouloir lutter contre la politisation supposée des modèles d'intelligence artificielle générative, qui se ferait, selon lui, au détriment des idées de la droite américaine.
Cet été, le milliardaire avait révélé l'identité des premiers employés : onze spécialistes, tous des hommes, de l’IA, qui ont décidé de rejoindre xAI. On y trouve majoritairement des anciens de Google ou de sa filiale DeepMind. La start-up a aussi recruté des anciens d’OpenAI, de Microsoft et Tesla. Selon le FT, Elon Musk cherche à lever des fonds. Et il a commandé des milliers de processeurs graphiques auprès de Nvidia, indispensables pour entraîner les derniers modèles d’intelligence artificielle générative.


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