Mise à jour (04/07/2025) : La Plateforme des Données de Santé (PDS), alias le Health Data Hub, a lancé un appel d’offres pour se doter d’une "solution intercalaire" visant à traiter une copie de la base principale du Système National des Données de Santé (SNDS).
Ce projet, estimé à 6,2 millions d’euros hors taxes sur quatre ans, doit permettre à la PDS de gagner en autonomie en réalisant en propre les opérations d’ingestion, de pseudonymisation, d’extraction et d’appariement des données, tout en assurant leur transfert sécurisé vers ses environnements de travail. L’infrastructure attendue devra être conforme aux référentiels SecNumCloud (version 3.2) et "hébergeur de données de santé" (HDS).
Attribué à un seul opérateur via une procédure avec négociation, le marché repose sur des prestations mixtes (forfaitaires et à bons de commande) et comporte une clause environnementale. Il inclut une prestation supplémentaire éventuelle portant sur le chargement d’environ 80 000 fichiers .csv dans une base Oracle de 2000 tables. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 4 août 2025, pour un démarrage prévu début 2026.
Article initial : Dans le cadre de la présentation du plan "Stratégie intelligence artificielle et données de santé", le ministère de la Santé a annoncé le 1er juillet 2025 la publication de l'appel d'offres pour l’hébergement souverain de la copie du Système National des Données de Santé (SNDS). La mise en service est attendue pour l’été 2026.
La crainte d'une collecte outre-Atlantique
Autrement dit, le Health Data Hub amorce enfin sa transition vers un cloud souverain, après plusieurs années de controverse autour de son hébergement chez Microsoft. La crainte d'une collecte de données de santé des Français par les autorités américaines, dans le cadre du CLOUD Act, avait soulevé un vent de contestations.
Ce que la ministre du Numérique, Clara Chappaz, a qualifié "d'avancée décisive" a pris énormément de retard. Rappelons qu'en 2022, Stéphanie Combes, directrice du Health Data Hub, avait déclaré qu'il fallait attendre "horizon 2025" pour que les travaux de migration vers "une solution cloud souverain" soient mis en œuvre.
Cette échéance n'a donc pas été respectée, comme ce fut le cas pour celle promise par Olivier Véran, ministre de la Santé à l'époque. En novembre 2020, il avait dit vouloir trouver "une nouvelle solution technique" dans "un délai qui soit autant que possible compris entre 12 et 18 mois".
Trouver le bon repreneur
La publication de l'appel d'offres n'est qu'une première étape dans le processus de migration. L'Etat devra trouver un repreneur, parmi les fournisseurs français ou européens de cloud, qui réponde aux exigences techniques de l'hébergement d'une telle base de données. OVHcloud et Cloud Temple se sont positionnés sur ce dossier.


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