Les modèles d'IA de Mistral au service de France Travail

L’agence gouvernementale utilisera deux outils de la start-up, un assistant pour aider ses conseillers dans leurs échanges avec les demandeurs d’emploi et un robot conversationnel d’aide à la rédaction.

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Parallèlement à l'annonce de son déploiement avec Veolia, Mistral AI vient de conclure un partenariat avec France Travail. L’agence du gouvernement chargée d’accompagner les demandeurs d’emploi, ex-Pôle Emploi, a en effet annoncé le 5 février que la licorne tricolore va lui fournir deux modèles d’IA générative pour améliorer la qualité de ses services.

Des dispositifs déjà en cours de test

Il s’agit de deux outils : un robot conversationnel, ChatFT, principalement utilisé pour l'assistance à la rédaction, et un agent, MatchFT, conçu pour aider les conseillers dans leurs échanges avec les candidats à des offres d'emploi.

D’après France Travail, MatchFT permettra notamment de contacter par SMS "les candidats présélectionnés sur une offre afin de les questionner sur leur intérêt pour l'offre, et les éventuels prérequis (accès au lieu de travail, disponibilité, intérêt et capacité à réaliser les tâches prévues)." Ce dispositif est expérimenté depuis plusieurs mois, dans 87 agences tandis que le robot conversationnel ChatFT a déjà été utilisé par 23 000 agents.

Le champion européen de l'IA générative

Mistral enchaîne les contrats avec les institutions et entreprises françaises. Elle avait signé avec Axa en juin dernier, puis avec BNP Paribas en juillet dernier, et a conclu un accord avec l’AFP le 16 janvier qui permettra à son chatbot d’utiliser les dépêches d’actualité de l’agence. Le ministre des armées Sébastien Lecornu avait annoncé quelques jours plus tard que l’agence dédiée à l'intelligence artificielle du ministère des Armées (AMIAD) a aussi noué un partenariat avec Mistral.

Fondée en 2023, Mistral AI s'est imposée comme l'un des rares acteurs de premier ordre de l'IA générative. En juin dernier, la start-up a bouclé un tour de table de 468 millions d’euros, portant sa valorisation à 5,8 milliards d’euros. Son CEO et cofondateur Arthur Mensch a récemment annoncé qu'il vise une entrée en bourse à terme, qu'il souhaite créer un champion européen et devra pour ce faire continuer de récupérer des fonds.

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