News Corp, propriétaire du Wall Street Journal, rejoint à son tour la liste – qui s'allonge – des groupes de presse ayant signé un accord majeur de licence de contenu avec OpenAI. Le but ? "Tirer profit d'une technologie qui promet d'avoir un impact profond sur l'industrie de l'édition d'informations", explique le Wall Street Journal.
L'accord pourrait valoir plus de 250 millions de dollars (environ 230 millions d'euros) sur cinq ans, y compris une compensation sous forme d'espèces et de crédits pour l'utilisation de la technologie d'OpenAI, selon des personnes proches du dossier. En retour, le créateur de ChatGPT utiliserait le contenu des articles de News Corp, y compris les archives, pour répondre aux requêtes des utilisateurs et entraîner ses modèles d'IA générative.
Un empire des médias entre les mains d'OpenAI
Rappelons que derrière le nom de News Corp se cachent The Wall Street Journal, Dow Jones, Investor's Business Daily, Barron's, New York Post aux Etats-Unis, mais aussi Herald Sun, The Australian, The Daily Telegraph en Australie, et The Times, The Sunday Times, The Sun au Royaume-Uni. Cet empire des médias est l'œuvre de Rupert Murdoch, homme d'affaires largement critiqué pour l'utilisation de ses médias comme plateformes de ses idées politiques.
En plus de fournir du contenu, il est précisé que "News Corp partagera son expertise journalistique pour contribuer à garantir que les normes journalistiques les plus élevées soient présentes dans l'offre d'OpenAI". Un concept pour le moins flou qui instaure une certaine ambiguïté auprès des journalistes comme du lectorat. Pour sa part, Robert Thomson, directeur général de News Corp a déclaré que cet accord "établira de nouvelles normes en matière de véracité, de vertu et de valeur à l'ère numérique".
Une stratégie offensive qui paye
OpenAI n'en est bien sûr pas à son coup d'essai dans le secteur des médias. Rien que sur les douze derniers mois, l'entreprise a signé des partenariats avec Associated Press (États-Unis), Axel Springer (Allemagne), Le Monde (France), Prisa Media (Espagne) et leFinancial Times. Pour chacun de ces accords, les conditions financières n'ont pas été divulguées.
Toutefois, dans son annonce, il a été affirmé qu'Axel Springer devrait gagner des dizaines de millions d'euros par an en permettant à OpenAI d'accéder au contenu de ses publications telles que Bild, Politico et Business Insider. Cet accord comprend un paiement unique pour le contenu archivé du groupe de presse et une redevance plus importante versée dans le cadre d'un accord de licence annuel pour permettre à OpenAI d'accéder à des informations plus récentes.
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