OpenAI fait basculer ChatGPT en mode "agent" pour passer de la recherche à l'action

C'est un remix d'Operator et de Deep research combiné au modèle conversationnel de ChatGPT, lui donnant toutes les clés pour naviguer sur le web, raisonner sur des informations et exécuter des tâches à l'aide de son propre navigateur virtuel. Une recherche interne menée par l'assistant phare d'OpenAI donc. Légère déception pour les utilisateurs basés en France qui ne peuvent y accéder pour l'instant, la start-up étant en attente de "validations externes".

Agent ChatGPT - OpenAI
Exemple d'interaction avec ChatGPT Agent.

Vous pouvez demander à ChatGPT de traiter des requêtes comme "Consulte mon agenda et fais-moi un point sur mes prochains rendez-vous clients en fonction des actualités récentes", "Planifie et achète les ingrédients pour préparer un petit-déjeuner anglais pour quatre", ou encore "Analyse trois concurrents et crée une présentation PowerPoint". Bref, vous l'aurez compris, OpenAI vient de donner un coup de fouet à son meilleur atout, ChatGPT en lui greffant une fonction agentique.

L'agent combine les capacités des précédents outils Operator et Deep research avec le modèle conversationnel de ChatGPT, lui permettant de naviguer sur le web, de raisonner sur les informations et d’exécuter des tâches à l’aide de son propre navigateur virtuel. En clair, ce dernier peut remplir des formulaires en ligne, commander des courses ou créer des documents, tout en effectuant des recherches approfondies sur plusieurs pages web.

Un point sécurité s'impose

Sur le plan de sécurité, OpenAI précise que ChatGPT demande explicitement la permission avant toute action sensible (par exemple, soumettre des formulaires, faire un achat, traiter des données personnelles) et n'exécute pas de tâches à haut risque (transactions financières, conseils juridiques). L'agent est par ailleurs entraîné à reconnaître et refuser les instructions malveillantes ou contradictoires. L’utilisateur reste informé et en contrôle.

Des politiques strictes ont été mises en place pour rejeter les requêtes dangereuses ou illégales. Pour toute action critique (comme l’envoi d’e-mails), l’utilisateur approuve chaque étape. Étant donné l’élargissement des capacités du modèle, la start-up précise avoir activé les protections requises pour les capacités biologiques et chimiques avancées, conformément à son document de référence Preparedness Framework.

"Même si nous n’avons pas de preuve que ce modèle pourrait véritablement permettre à un novice de produire des dommages biologiques ou chimiques sévères, nous faisons preuve de prudence en appliquant les mesures de sécurité les plus strictes", ajoute-t-elle. Une annonce qui fait écho à l'ensemble des mesures prises de façon préventive publiées en juin dernier.

Une connexion aux outils classiques de productivité

Pour l’essayer, les utilisateurs peuvent sélectionner le "mode agent" dans le sélecteur d’outils. A noter que ce dernier fonctionne également avec les connecteurs ChatGPT, incluant Box, les connecteurs personnalisés grâce à MCP, Dropbox, GitHub, Gmail, Google Calendar, Google Drive, Google Drive synced connector, Hubspot, Linear, Microsoft OneDrive, Microsoft Outlook Calendar, Microsoft Outlook Email, Microsoft SharePoint et Microsoft Teams.

Les utilisateurs Pro, Plus et Team peuvent donc accéder dès à présent au mode agent. A noter qu'une fois encore, la France semble privée de cet outil en avant-première, notamment pour des raisons de respect de la législation, la start-up invoquant "des validations externes". Aucune date n'a été communiquée pour l'instant.

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