Suite (et fin ?) du feuilleton OpenAI entamé vendredi soir. Face au front unifié des employés de la start-up et après plusieurs journées de délibérations, le conseil d'administration a accepté un changement de ses membres ainsi que le retour de Sam Altman à sa tête. Greg Brockman, ainsi que les autres démissionnaires, devraient également réintégrer l'entreprise. OpenAI a annoncé cet "accord de principe" sur X (anciennement Twitter) ce mercredi matin.
Le nouveau conseil sera composé de Bret Taylor (en tant que président), Larry Summers, et Adam D'Angelo. Ce dernier, qui est notamment CEO de Quora et fut CTO de Facebook, est le seul membre à rester en poste dans la transition. Cela fait partie des compromis qui ont permis de trouver un accord. Sam Altman a commenté dans la foulée pour réaffirmer sa dévotion à la start-up et à sa mission.
Microsoft est satisfait du résultat
Il a également évoqué sa décision de rejoindre Microsoft, prise dimanche soir. Elle semblait alors la meilleure voie à suivre, mais étant donné ces nouveaux développements, il n'en sera rien. Satya Nadella, le dirigeant de Microsoft, le soutiendra quoi qu'il en soit. Il l'avait fait savoir publiquement lors d'une interview télévisée accordée à Bloomberg et l'a réitéré dans un message publié sur X. Le partenariat entre les deux entreprises se poursuivra donc comme auparavant, même si Microsoft voudra plus de garanties de stabilité à l'avenir.
La mission du nouveau conseil d'administration consistera essentiellement à recruter d'autres membres pour réétablir un conseil allant jusqu'à neuf membres. Satya Nadella voudrait a priori y siéger, tout comme Sam Altman lui-même. Trois postes étaient restés vacants depuis le début d'année, après les départs successifs de Reid Hoffman (fondateur de LinkedIn), Shivon Zilis (directeurs des opérations de Neuralink) et Will Hurd (ancien responsable politique).
Des tensions préexistantes auraient mené à cet incident
Sam Altman et le conseil n'avaient pas su se mettre d'accord sur de potentiels remplaçants, ce qui aurait créé des tensions et pourrait avoir jouer un rôle dans l'éviction du CEO, rapporte le New York Times. Des désaccords dataient d'avant même le lancement de ChatGPT, les membres du conseil reprochant au patron de vouloir aller trop vite dans la commercialisation de ces technologies et de manquer de transparence.
De son côté, Altman aurait récemment reproché à Helen Porter, qui est aussi directrice de la stratégie au centre pour la sécurité et les technologies émergentes de l'université de Georgetown, d'être coauteure d'une publication scientifique qu'il jugeait trop critique vis-à-vis d'OpenAI. Le NYT rapporte qu'il avait tenté de l'expulser du conseil.
Une enquête interne va être diligentée
Les deux camps se sont mis d'accord pour qu'une enquête interne soit diligentée afin de faire la lumière sur cette histoire. Le précédent conseil d'administration n'avait en effet pas donné de justification claire à sa décision de limoger Altman, ce qui avait participé à la mobilisation des employés contre lui.
Emmet Shear, qui avait été nommé CEO par intérim, aurait rajouté une pression supplémentaire lors des discussions en menaçant de démissionner si aucune explication n'était fournie. Il s'est déclaré"profondément heureux" du retour annoncé de Sam Altman, et se dit "heureux d'avoir fait partie de la solution".


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