Pour OpenAI, une absence de refus vaut un accord. D'après les informations du quotidien américain The Wall Street Journal (WSJ), la start-up d'intelligence artificielle générative autorise par défaut son application Sora à créer des contenus à partir d'œuvres protégées par le copyright, à moins que les ayants droit n'aient demandé à ce qu'elles soient épargnées.
Une procédure de désinscription présentée aux studios
D'après des sources citées anonymement dans l'article du WSJ, publié lundi 29 septembre, la firme de Sam Altman a commencé, la semaine du 22 septembre, à informer des agences artistiques et des studios de cinéma de l'arrivée imminente du produit sur le marché (il est sorti hier). Leur a également été présentée la procédure de désinscription à laquelle ils doivent se soumettre s'ils souhaitent que leurs œuvres ne soient pas utilisées par ce produit d'OpenAI.
Avec ce système, les ayants droit réfractaires à l'utilisation non rémunérée et non sollicitée de leurs propriétés intellectuelles doivent demander explicitement à l'entreprise de ne pas générer de vidéos à partir de leurs contenus, bien que ceux-ci soient dans le droit américain protégées par le copyright. Une législation que connaissent bien OpenAI et ses concurrents mais qu'ils ont, depuis l'avènement de ChatGPT en novembre 2022, toujours considéré comme n'étant pas applicable en invoquant le "fair use".
Un climat favorable au secteur de l'IA
Toujours selon le Wall Street Journal, OpenAI a également adressé à ces mêmes agences et studios un lien leur permettant de signaler d'éventuelles violations de leur accord ou de celui de leurs clients. Cela place le poids de la vérification et du signalement sur les ayants droit plutôt que sur la plateforme. L'application Sora (et le modèle Sora 2 associé) ne génère toutefois pas d'images de personnalités publiques reconnaissables sans leur autorisation. Jason Kwon, directeur de la stratégie au sein de la start-up, explique "traiter séparément la ressemblance et le copyright".
OpenAI ainsi que ses rivaux ont maintes fois été poursuivis en justice ces dernières années, pour avoir entraîné leurs modèles d'IA sur des millions d'œuvres (livres, films, musiques, articles de presse...) dont ils ne possédaient pas les droits – mais qui sont selon eux indispensables lorsqu'on veut développer un outil plus performant que les autres. Cet été, la justice américaine a statué en faveur de deux d'entre eux, Meta et Anthropic, créant ainsi des précédents favorables au secteur.


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