1 million de clients utilisent les services cloud d'Amazon, distribués par sa division Amazon web service (AWS). Ses revenus ont augmenté de 40% en un an, a indiqué son patron Andy Jassy, lors de la troisième conférence annuelle d'AWS re:Invent, qui a lieu du 10 au 14 novembre à Las Vegas. Il n'a pas donné de chiffre exact, mais des analystes interviewés par le Wall Street Journal estiment que cette branche génèrerait au moins 4 milliards de dollars de revenus chaque année.
Malgré la concurrence accrue de Microsoft et Google sur les services cloud grand public, qui diminue ses marges dans le secteur, Amazon a donc décidé de faire du stockage de données dans "le nuage" un point clef de sa stratégie. Pour renforcer ses positions, le géant du e-commerce a décidé de muscler son offre sur une autre portion de ce marché : celle des systèmes de gestion de bases de données utilisés par les entreprises, actuellement dominée par Oracle.
Open source versus programmes payants
Lorsqu'une société décide de basculer vers le cloud, elle a besoin d'y déplacer ses bases de données. Mais pour rester facilement accessibles et exploitables, ces data doivent être reliées à un système de gestion de bases de données. Il existe plusieurs programmes open source (notamment MySQL) capables d'effectuer ce travail, mais ils sont lents et difficiles à réparer en cas de bug informatique.
D'autres programmes payants existent : Oracle a développé (en utilisant une partie de la solution open source MySQL) un système performant appelé lui aussi MySQL. Rapide, cet outil reste cher. Amazon a donc dégainé pendant son sommet annuel re:Invent sa propre solution : Aurora. Compatible avec le programme open source MySQL, elle a demandé trois années de travail aux équipes d'Andy Jassy.
exploiter les données stockées dans le cloud
Aurora permet de traiter et d'exploiter rapidement les données stockées dans le cloud. Ces informations sont automatiquement dupliquées et enregistrées dans trois différents data centers. Cela permet de réaliser simultanément plusieurs opérations et donc de gagner du temps. Aurora vient compléter la solution Relational database service, lancée par la firme en 2009 pour permettre l’exploitation de bases de données dans le cloud.
Ce service est actuellement en beta test. "Il coûte un dixième du prix des autres solutions commerciales", a souligné Andy Jassy, visant clairement Oracle, mais aussi SAP. Capable d'héberger entre 10 giga-octets et 64 téra-octets de données, Aurora permettra par exemple aux entreprises de gérer leurs "big data", pour un tarif minimal de 29 centimes de l'heure.
Lélia de Matharel


![[ÉNERGIES] Déployez vos projets IA à l’échelle, inspirez-vous du cas ENGIE Entreprises et Collectivités](https://cdn.webikeo.com/webinar_logo/2025-10-24-ac93013fcd6c2ea907b5a091f0e74c90.png)
