IBM veut créer des composants taillés pour affronter les défis du cloud et de l'analyse de données. Le géant américain de l'informatique prévoit d'investir 3 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pour développer notamment de nouveaux composants, puces et microprocesseurs, a-t-il annoncé mercredi 9 juillet dans un communiqué.
Microprocesseurs et transistors à effet tunnel
Un premier projet présenté par IBM vise à développer des nanotechnologies pouvant permettre à un microprocesseur de supporter un volume important de requêtes. Ces demandes ont explosé avec la montée en puissance de l'informatique dématérialisée ("cloud computing") et des applications d'analyses et d'exploitation de données massives ("Big Data"). L'objectif est donc d'améliorer la performance de ces microprocesseurs, en réduisant la finesse de gravure de 22 nanomètres actuellement à 14 nanomètres, 10 nanomètres puis 7 nanomètres, afin qu'ils puissent traiter des volumes d'informations toujours plus grands.
"Big Blue" , le surnom d'IBM, veut aussi accélérer la recherche sur les futurs ordinateurs à transistors à effet tunnel, les futurs ordinateurs quantiques ou encore sur des marqueurs indétectables pour authentifier des objets, ajoute le communiqué. Le groupe informatique entend aussi poursuivre la maîtrise de la consommation énergétique des supercalculateurs, et commencer à réfléchir sur des alternatives au silicium pour les puces électroniques. Le graphène ou les nanotubes de carbone pourraient ainsi permettre de contourner les limites physiques des dispositifs semi-conducteurs classiques à base de silicium.
Les centres de recherche de Zurich, New York et de Californie mobilisés
Les ingénieurs des centres de recherches d'IBM de Zurich, New York et de Californie vont travailler ensemble sur ces programmes.
Le groupe informatique affirme aussi à travers ces investissements son recentrage stratégique sur le cloud computing, le Big Data ou encore l'informatique cognitive. IBM a récemment acheté quelques sociétés dans de nouveaux secteurs d'activités, mais aussi décidé en début d'année de revendre ses serveurs d'entrée de gamme, jugés pas assez rentables, au groupe chinois Lenovo qui avait déjà repris ses PC il y a quelques années.


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