Microsoft est dans le viseur de l’Autorité française de la concurrence qui a décidé d’ouvrir des investigations à son encontre pour des allégations de pratiques concurrentielles déloyales, d'après Bloomberg. Le gendarme français soupçonne l’entreprise américaine d’abuser de sa position dominante dans le secteur de syndication des contenus (processus de distribution du contenu).
"Des résultats de recherche tronqués"
Bien qu’il ne soit pas le premier moteur de recherche dans le monde (Google étant le numéro un du secteur), le groupe technologique américain est leader dans la fourniture de résultats à des moteurs de recherche plus petits comme DuckDuckGo, Qwant et Ecosia, qui utilisent sa technologie sous licence.
Selon les autorités françaises, Bing, le moteur de recherche de Microsoft, a possiblement fourni de mauvaises données à des moteurs de recherche concurrents pour dégrader la qualité de leurs résultats. Si ces soupçons sont avérés, le groupe pourrait s’exposer à une amende importante. Il a affirmé qu’il travaillait pleinement avec l’autorité française alors que cette dernière a refusé de faire des commentaires sur l’affaire.
Surveillance accrue des Big Tech
L’ouverture d’investigations sur Microsoft ne constitue pas une décision isolée. Elle fait écho à une surveillance accrue en France, des pratiques commerciales des grandes entreprises technologiques. En mars 2024, le gendarme de la concurrence avait infligé une amende de 250 millions d’euros à Google pour non-respect des engagements dans ses négociations avec les éditeurs et les agences de presse sur les droits voisins du droit d’auteur.
Le groupe s’est abstenu, malgré une promesse faite en 2022, de rémunérer des éditeurs pour des contenus de presse, extraits d’articles, photos, vidéos, infographies, exploités par son moteur de recherche. D’autres géants de la tech sont également dans le viseur de l’antitrust français.
En septembre dernier, le siège français de Nvidia a été perquisitionné dans le cadre d’une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles. Trois mois plus tard, la même opération a ciblé les locaux français d’Apple.
Enquêtes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis
Dans l’Union européenne, les grandes entreprises technologiques sont également dans le collimateur des différentes instances de contrôle. Un certain nombre de sanctions ont été prises à leur encontre alors que des enquêtes sont toujours en cours. L’une d’elles concerne l’application Teams de Microsoft. Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, l’entreprise fait l’objet actuellement d’investigations pour des pratiques anticoncurrentielles dont les résultats pourraient lui coûter plus d’un milliard d’euros.


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