"Le numérique est l’un des sept relais de croissance identifié pour notre programme ‘2020 – Faire gagner la France’", a tenu à rappeler Pierre Gattaz, président du Medef, en introduction de la première université du numérique de l’organisation patronale qui se déroule ces 10 et 11 juin, à Paris.
Pourtant, en août 2013, un peu plus d’un mois après son accession à la tête du Medef, il avait changé le programme de l’université d’été du Medef; qui devait être dédiée au numérique. Il avait, il est vrai, été concocté par son prédécesseur, Laurence Parisot.
Nouveaux marchés, nouveaux business models
Un peu moins de deux ans plus tard, celui qui est aussi président du directoire de l’entreprise Radiall semble avoir davantage saisi les enjeux de la révolution numérique en cours. Il souligne même les opportunités que représentent "les nouveaux marchés et les nouveaux business dans les objets connectés, la e-santé, la silver economy, la ville intelligente ou encore la transition énergétique", arguant "qu’en compressant le temps, les distances et les coûts et en permettant l’analyse des données, le numérique c’est la compétitivité !"
La France à la traine
S’il rappelle le succès des start-up françaises au CES de Las Vegas, grand rendez-vous mondial des nouvelles technologies où il s’est rendu en 2014 et 2015, Pierre Gattaz se montre nénamoins inquiet sur la maturité des entreprises dans leur ensemble et cite à l’envi le rapport sans appel sorti par McKinsey en septembre 2014.
"Le rapport au travail va être modifié, prévient-il. Nos notions de subordination, de hiérarchie, d’autorité, la notion même de salariat vont se transformer. Nous entrons dans l’ère du collaboratif, du partenariat, de l’entreprenariat." Les buzz words sont là. Les mauvaises nouvelles suivent : "Il va y avoir de l’adaptation et de la réduction d’emplois. Il faut l’anticiper pour éviter que se reproduisent les situations de La Redoute ou de Kodak."
Repenser le cadre réglementaire
Le Medef a invité à cette université numérique son homologue allemand, le BDI, car ces enjeux "nécessitent une homogénéité européenne." Les deux organisations devraient travailler ensemble sur des propositions pour "repenser le cadre réglementaire du travail, favoriser l’investissement et simplifier la fiscalité." Le monde change, les revendications demeurent...


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