Uber empêche ses chauffeurs américains de le poursuivre en justice

Uber est l’objet de plusieurs class actions lancées par ses chauffeurs américains.

Un obstacle très gênant sur l'autoroute de la réussite qui se présente devant lui. Qu'à cela ne tienne...

Dans sa rubrique Law & Disorder, le site Ars Technica explique comment depuis le 11 décembre, s’ils veulent continuer de travailler avec lui, ses chauffeurs n’ont tout simplement plus le droit de le poursuivre en justice !

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Uber San Francisco

Au pays des hippies, Uber ne s’embarrasse nullement des slogans des années 70. Au fameux "il est interdit d’interdire", le Californien préfère : "il est interdit de nous poursuivre en justice". Comme le raconte le site Ars Technica dans sa rubrique Law and disorder, depuis le 11 décembre, l’entreprise a ajouté une clause dans ce sens à l’accord qui le lie à ses 400 000 chauffeurs américains. Ceux-ci n’ont tout simplement plus le droit de lui faire un procès ni de rejoindre une "class action" en cas de désaccord lié à leur travail. La plate-forme leur propose de plutôt se tourner vers un arbitrage privé, et non la justice.

Accepter ou ne plus travailler

Evidemment, continue Ars Technica, au cas où les chauffeurs ne cliquent pas sur "accepter", ils ne peuvent tout simplement plus prendre de course ! Simple. Efficace. Ironiquement, c’est là toute la différence entre une plate-forme et un employeur ! Elle ne s’embarrasse pas d’un contrat de travail, mais décide des conditions d’utilisation de ses services. Et si vous n’acceptez pas les règles, vous ne pouvez plus utiliser ces derniers.

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