ABB et Nvidia s'associent pour développer des centres de calcul pour l'IA

Le conglomérat suédo-suisse s'associe à Nvidia pour mettre au point des centres de calcul “à l'échelle du gigawatt”. Ceux-ci reposeront sur une architecture en courant continu de 800 volts, annoncée par le géant des semi-conducteurs en mai dernier.

ABB site chassieu
ABB site chassieu

ABB, conglomérat helvético-suédois spécialisé dans l'électrification et l'automatisation industrielle, a annoncé le 13 octobre un partenariat avec Nvidia visant à développer des centres de calcul pour l'IA. Le premier se concentrera sur la mise au point de solutions de distribution électrique qui reposeront sur l'architecture 800 VDC du second. Cette architecture, annoncée par Nvidia en mai et prévue pour 2027, permet de transférer l'énergie plus rapidement tout en consommant moins.

Prendre en charge des racks de l'ordre du mégawatt

Surtout, l'architecture 800 volts en courant continu VDC est bien plus adaptée aux racks de serveurs utilisés dans les centres de calcul d'IA. “La distribution électrique traditionnelle en rack de 54 V, conçue pour des racks de l'ordre du kilowatt, n'est pas conçue pour prendre en charge les racks de l'ordre du mégawatt qui seront bientôt disponibles dans les usines d'IA modernes”, explique Nvidia. ABB n'a pas donné de détails supplémentaires sur ces infrastructures, indiquant simplement qu'elles seraient développées “à l'échelle du gigawatt”.

ABB affirme que 40% des recherches de son activité d'électrification sont consacrées à développer des solutions pour ce qu'il appelle des “data centers de nouvelle génération”, des architectures électriques aux solutions de distribution de courant continu en passant par les technologies de refroidissement. En dehors d'ABB, Nvidia travaille avec d'autres fournisseurs de systèmes d'alimentation pour data centers sur cette solution, tels que GE, Hitachi Energy, Schneider Electric ou encore Siemens.

L'annonce de ce développement conjoint intervient moins d'une semaine après la signature d'un accord portant sur l'acquisition de la branche robotique d'ABB par la holding japonaise SoftBank pour 5,37 milliards de dollars. Une séparation liée à la baisse d'activité de cette division aux 7000 salariés : en 2024, elle a réalisé un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de dollars, ne représentant plus que 7% du chiffres d'affaires global du groupe. En cause, une diminution des commandes de robots industriels, en particuliers ceux destinés au secteur automobile.

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