La Competition and Markets Authority (CMA), autorité britannique chargée de la concurrence, a annoncé ce 17 mai qu’elle n’enquêterait pas sur le partenariat conclu en février entre Microsoft et la licorne française Mistral AI. Elle a estimé que cette enquête n’était pas nécessaire au regard de la réglementation britannique sur les fusions.
Un investissement de 15 millions d’euros en février
“La CMA a examiné les informations soumises par Microsoft et Mistral AI, ainsi que les commentaires reçus en réponse à son invitation à commenter, a déclaré un porte-parole de l’autorité. Sur la base de preuves, la CMA ne pense pas que Microsoft ait acquis une influence importante sur Mistral AI, et ne remplit donc pas les conditions requises pour une enquête.”
Ce partenariat, annoncé fin février, implique un investissement par Microsoft de 15 millions d’euros dans la start-up française, montant pouvant être converti en capital à l’occasion de la prochaine levée de fonds de Mistral AI. L’un des objectifs derrière cette opération : déployer le modèle Mistral Large à grande échelle sur le service cloud Azure de Microsoft.
Londres abandonne l’enquête, mais pas Bruxelles
Le mois dernier, l’autorité de la concurrence britannique avait entamé une “invitation à commentaires” sur ce partenariat, qui courrait jusqu’au 9 mai, sans qu’il ne s’agisse d’une enquête formelle. Elle s’était aussi intéressée aux liens entre Amazon et Anthropic, après deux investissements de la firme de Jeff Bezos à hauteur de 4 milliards de dollars au total. La CMA avait également déclaré se pencher sur certains accords entre Microsoft et Inflection AI, le géant de l’informatique ayant payé à la start-up 650 millions de dollars pour embaucher ses employés.
“Les investissements et partenariats sont essentiels pour les nouveaux acteurs de l’économie de l’IA, a réagi un porte-parole de Microsoft. Nous saluons la décisions de la CMA”. Le géant de l’informatique n’est pourtant pas tiré d’affaire : la Commission européenne scrute de près ce partenariat, et pourrait, si nécessaire, ouvrir une enquête pour abus de position dominante. En janvier, l’organe européen avait annoncé examiner l’investissement de 13 milliards de dollars par Microsoft dans OpenAI. Elle avait toutefois considéré, le mois dernier, que ce rapprochement ne méritait pas d’être soumis à une enquête formelle.
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