La semaine dernière, OpenAI faisait part d'une levée de fonds faramineuse – pas moins de 6,6 milliards de dollars – faisant grimper de facto sa valorisation à 157 milliards de dollars. Dans la foulée, la start-up a obtenu une nouvelle ligne de crédit renouvelable de 4 milliards de dollars, seulement un jour après avoir clôturé ce tour de table. OpenAI a indiqué que cette facilité d'emprunt augmentera ses liquidités à 10 milliards de dollars. Derrière ces 4 milliards, des entreprises bien connues du secteur : JPMorgan Chase, Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Santander, Wells Fargo, SMBC, UBS et HSBC.
L'objectif est clair : avoir les fonds nécessaires pour acquérir les infrastructures liées au développement de l'IA. La start-up est à un tournant stratégique dans sa croissance : elle doit procéder rapidement à un changement structurel afin de devenir une société à but lucratif et procéder à la suppression du plafonnement des rendements pas les investisseurs. Ses bailleurs de fonds Microsoft et Nvidia sont pour le moins attentifs à cette transformation, puisqu'ils ont participé au financement sous la forme d'obligations convertibles.
Reuters rapporte que l'entreprise est en passe de générer un chiffre d'affaires de 3,6 milliards de dollars cette année, alors que ses pertes s'élèvent à plus de 5 milliards de dollars. Elle s'attend à une augmentation importante de son chiffre d'affaires l'année prochaine, visant les 11,6 milliards de dollars. Il y a fort à parier que la start-up ne mettra pas longtemps avant de procéder à un nouveau tour de table. Loin d'être un signe de stabilité, ce recours régulier aux investisseurs montre une autre facette d'OpenAI : une entreprise qui lutte pour rester à flot avec des coûts qui ne cessent d'augmenter.


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