WeTransfer ne s'attendait probablement pas, en modifiant ses conditions d'utilisation le 23 juin dernier, à ce que celles-ci provoquent un tel tollé sur les réseaux sociaux. Sur X et Bluesky, plusieurs internautes ont signalé à leurs pairs, mardi 15 juillet, que le service de partage de fichiers s'apprêtait à utiliser les documents fournis par ses utilisateurs pour entraîner un modèle d'intelligence artificielle (IA).
Craintes sur les données personnelles
Comme l'ont relevé plusieurs médias dont la BBC et Next, l'entreprise basée au Pays-Bas avait en effet écrit dans ses nouvelles conditions qu'en choisissant d'utiliser son service, ses clients l'autorisaient à "utiliser [leur] contenu à des fins d'exploitation, de développement, de commercialisation et d'amélioration du service ou de nouvelles technologies ou de nouveaux services, y compris pour améliorer les performances des modèles d'apprentissage automatique qui améliorent notre processus de modération du contenu, conformément à la politique en matière de confidentialité et de cookies".
Un paragraphe qui a fait bondir de nombreux internautes, dont certains ont entrepris de supprimer leurs comptes WeTransfer afin d'éviter que leurs documents puissent être utilisés à ces effets. Plusieurs utilisateurs de X et Bluesky s'inquiétaient notamment de voir des fichiers d'ordre professionnel, pouvant inclure des informations personnelles et sensibles, entraîner un quelconque outil d'IA.
Un rétropédalage lié à une mauvaise interprétation
Face à la polémique, WeTransfer, qui avait fixé la date d'entrée en vigueur de ses nouvelles conditions d'utilisation au 8 août, a finalement fait marche arrière, mardi, prétextant une formulation mal rédigée et mal comprise. Auprès de la BBC, une porte-parole de l'entreprise a affirmé : "Nous n'utilisons pas l'apprentissage automatique ou toute autre forme d'intelligence artificielle pour traiter le contenu partagé via WeTransfer, et nous ne vendons pas non plus de contenu ou de données à des tiers".
Selon cette même source, l'évocation de l'apprentissage automatique ne concernait que l'amélioration de la politique de modération. Mais pour éviter toute mauvaise interprétation, de nouvelles clauses sont apparues depuis sur le site du service, qui a souhaité "rendre le langage plus facile à comprendre".
Ayant bien compris que l'intelligence artificielle était un sujet sensible pour nombre de ses clients, WeTransfer n'en fait plus mention et leur explique désormais qu'ils lui accordent "une licence libre de droits pour utiliser votre contenu dans le but d'exploiter, de développer et d'améliorer le service, conformément à notre politique en matière de confidentialité et de cookies".


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