Baidu, WeRide et Pony.ai autorisés à tester leurs taxis autonomes sur les routes de Dubaï

L'autorité dubaïote chargée des transports a accordé des permis d'essais sur route aux trois sociétés chinoises. Baidu prévoit de déployer une centaine de véhicules Apollo Go d'ici fin 2025, tandis que WeRide planche sur un service commercial avec Uber dès l'année prochaine.

Pony.ai Dubai
Pony.ai Dubai

L'Autorité des routes et des transports (RTA) de Dubaï a accordé des permis à Baidu, WeRide et Pony.ai afin que les trois entreprises puissent tester leurs taxis autonomes sur les routes de la ville. “Cette mise en œuvre rapide s'appuie sur les accords signés plus tôt cette année entre la RTA et les trois sociétés ”, précise l'autorité dans un communiqué publié le 26 septembre.

Trois lancements commerciaux prévus l'année prochaine

L'annonce intervient dans un contexte d'intensification de la concurrence dans les véhicules autonomes dans la péninsule arabique, et plus particulièrement aux Émirats arabes unis. Baidu, via sa filiale Apollo Go, a obtenu début juillet un permis d'essais dans la ville mais pour certaines zones bien délimitées, concernant une flotte de 50 véhicules. L'entreprise prévoit de lancer un service commercial avec une centaine de véhicules RT6 au premier trimestre 2026, et d'étendre progressivement la flotte pour dépasser les 1000 exemplaires d'ici à 2028.

WeRide, de son côté, s'est associée en juin avec Uber pour mettre à disposition de ses utilisateurs des monospaces autonomes dans l'émirat. Les deux sociétés prévoient de lancer des tests avec chauffeur de sécurité dans un premier temps avant de lancer un service commercial dès l'année prochaine, sans détails supplémentaires sur la taille de la flotte. Le sino-américain Pony.ai, enfin, a signé en juillet un protocole d'accord avec les autorités dubaïotes pour un service autonome de niveau 4. “Les premiers essais supervisés de taxis autonomes devraient débuter fin 2025, ouvrant la voie au lancement d'un service entièrement autonome”, précise Pony.ai.

Un projet avorté avec Cruise

Ces autorisations s'inscrivent dans la stratégie globale de mobilité de Dubaï : d'ici à 2030, l'émirat compte convertir 25% des déplacements, tous modes de transports confondus, en trajets réalisés par des véhicules autonomes. En 2021 déjà, la RTA avait signé un accord avec Cruise pour lancer un service de taxis et de covoiturage autonomes, et ce de manière exclusive jusqu'en 2029. Le projet n'avait pas pu aboutir en raison des déboires accumulés par Cruise, avant que sa société mère General Motors ne renonce à développer des taxis autonomes.

Dubaï n'est pas le seul terrain de jeu des sociétés chinoises de conduite autonome. Dans le cadre de son partenariat avec Uber, WeRide mène depuis mai des essais à Abu Dhabi et depuis juillet à Riyad (Arabie Saoudite). Dans cette dernière ville, la société compte lancer des opérations commerciales d'ici à la fin de l'année.

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