Cloud GPU pour l'IA : Après Nebius et Iren, Microsoft signe un contrat avec Lambda pour renforcer Azure

Et un de plus. Insatiable, Microsoft multiplie les contrats auprès de fournisseurs de puissance de calcul. Dernier en date à bénéficier des milliards de la firme, Lambda, start-up au commerce florissant de GPU Nvidia.

Lambda infrastructure
Lambda infrastructure

L'entreprise californienne Lambda peut se féliciter d'avoir ferré un gros poisson : Microsoft. En signant un accord de plusieurs milliards de dollars avec ce dernier pour déployer une infrastructure d’IA alimentée par des dizaines de milliers de GPU Nvidia, y compris les systèmes GB300 NVL72, l'entreprise s'assure des revenus sur plusieurs années.

Bien sûr, les deux entreprises travaillent ensemble depuis déjà huit ans, il ne s'agit là que d'une extension de leur partenariat. Mais c'est bien la portée de ce dernier qui impressionne. Face à la demande mondiale croissante en calcul haute performance, portée par l'essor des assistants IA et la volonté des entreprises d'intégrer cette technologie, Microsoft a besoin de toujours plus de puissance pour ne pas perdre son souffle dans cette course effrénée.

Microsoft, fin stratège

Au-delà de Lambda, Microsoft a signé auprès d'Iren quelques jours plus tôt, ainsi que Nebius. Les avantages pour Microsoft dans ce type de stratégie sont nombreux et stratégiques. Certes, il y a l'accès massif à la puissance de calcul : le géant s'assure un accès rapide et extensible à des capacités GPU cruciales pour l’IA, sans avoir à construire elle-même tous les centres de données.

A cela est directement liée la question de l'optimisation financière : plutôt que d’investir directement des milliards dans l’infrastructure, Microsoft externalise le risque : ce sont les partenaires qui empruntent sur la base des contrats signés avec Microsoft.

Pour la firme de Satya Nadella, c'est la solution de rapidité qui prime, cette stratégie lui permettant de rester agile, de répondre rapidement à la demande croissante en IA et de devancer ses concurrents comme Google ou Amazon. Enfin, Microsoft garde un contrôle indirect sur l’infrastructure sans en être propriétaire : à la clé, moins de contraintes réglementaires, plus de flexibilité opérationnelle.

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