Il y a du nouveau concernant le programme Privacy Sandbox de Google, dont l'objectif est de développer des alternatives "plus respectueuses de la vie privée" au ciblage publicitaire traditionnel, anticipant la fin des cookies tiers. Annoncé en 2021, lancé sur le web puis étendu à l'écosystème Android en février 2022, il entamera une nouvelle étape cet été.
Ce 18 mai 2023, la firme américaine a annoncé que les API de pertinence et de mesure développées dans le cadre du projet, à savoir Topics, Protected Audience (anciennement FLEDGE), Attribution Reporting, Private Aggregation, Shared Storage et Fenced Frames, seront officiellement disponibles sur Chrome à partir du mois de juillet 2023.
Suppression des cookies tiers sur Chrome en juillet… pour 1% des utilisateurs
Par ailleurs, la firme américaine s'engage sur une date de début de suppression des cookies tiers sur Chrome après l’avoir plusieurs fois repoussée. Elle affirme qu'au premier trimestre de l'année prochaine, son navigateur commencera officiellement à supprimer les cookies tiers pour 1% des utilisateurs. Selon ses dernières annonces, la suppression devrait être totale dans la seconde moitié de 2024.
L’idée est que les développeurs puissent ainsi commencer à effectuer des tests de trafic en situation réelle et à grande échelle pour évaluer l'efficacité de leurs produits sans cookies tiers. Au quatrième trimestre 2024, Google introduira la possibilité pour ces derniers de simuler la suppression des cookies tiers de Chrome pour un pourcentage configurable de leurs utilisateurs. Ils devraient ainsi pouvoir contrôler eux-mêmes l’étendue de leurs tests.
La CMA consultée
L’entreprise précise que ce plan et son calendrier ont été élaborés en consultant l'autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA), qui avait ouvert une enquête sur Privacy Sandbox en janvier 2021, craignant que le projet entraîne "une concentration encore plus grande des dépenses publicitaires en ligne sur Google, affaiblissant la concurrence et nuisant ainsi aux consommateurs".
Elle souhaitait également s'assurer qu’il n'allait pas compromettre "la capacité des éditeurs en ligne, tels que les journaux, à générer des revenus pour continuer de produire un contenu de valeur à l'avenir". L’affaire s’était terminée sur des engagements, Google promettant d’appliquer les mêmes conditions à ses produits qu'à ceux des entreprises tierces et d’informer l'autorité britannique de futurs changements. L’entreprise assure qu’elle continuera de tenir compte des commentaires formulés par le régulateur.


![[ÉNERGIES] Déployez vos projets IA à l’échelle, inspirez-vous du cas ENGIE Entreprises et Collectivités](https://cdn.webikeo.com/webinar_logo/2025-10-24-ac93013fcd6c2ea907b5a091f0e74c90.png)
