"Il n'est pas acceptable que Google fasse à peu près [...] un milliard d'euros de chiffre d'affaires en France et ne paie pas d'impôts. […] Je veux que ces gens paient des impôts comme nous, là où ils font du chiffre d'affaires et là où ils créent de la richesse, sur nos marchés, dans nos pays", s'est exclamé le PDG d'Orange Stéphane Richard au cours de de l'émission le Grand Jury, réalisée par RTL, LCI et Le Figaro et diffusée le premier février.
Il a également insisté pour que l'Union européenne applique aux géants du net américain (Google, mais aussi Apple et Facebook) les mêmes règles que celles qui sont imposées aux opérateurs sur le Vieux Continent : "Je souhaite que la régulation qui nous touche sur des sujets très sensibles comme la protection des données personnelles leur soit appliquée. […] Je souhaite que des règles anti-concurrentielles que nous subissons [...] depuis 20 ans leur soient appliquées, et que l'on traque chez eux les pratiques anti-concurrentielles, car il y en a".
L'Union européenne ne reste pas les bras ballant : elle tente de mobiliser ses forces pour ne pas laisser Google profiter de son hégémonie en Europe. Elle a fait voter en 2014 une résolution non contraignante pour séparer son moteur de recherche du reste de ses activités. Mais la Commission n’a pas le pouvoir de le lui imposer.
Lélia de Matharel


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