Intel poursuit sa chute. Jeudi 24 avril, le spécialiste américain des semi-conducteurs a fait part à ses actionnaires de ses résultats financiers au premier trimestre de 2025. Des résultats peu encourageants, avec une perte nette de 800 millions de dollars sur les trois premiers mois de l'année, mais moins alarmants que prévu par les analystes. Le groupe enregistre en effet un chiffre d'affaires stable, à 12,7 milliards de dollars, ainsi qu'un bénéfice de 13 cents (centimes de dollars) par action, ce que n'avait pas anticipé le marché.
D'importantes coupes budgétaires
Ce bilan est toutefois peu reluisant dans l'ensemble. "Les politiques commerciales très fluctuantes aux États-Unis et au-delà, ainsi que les risques réglementaires, ont augmenté le risque de ralentissement économique, la probabilité d'une récession augmentant", a justifié David Zinsner, directeur financier du groupe, lors de l'habituelle conférence téléphonique sur les résultats de ce dernier. Intel s'attend d'ailleurs à un deuxième trimestre moins performant que le premier.
Une prédiction qui n'a pas manqué de déplaire à Wall Street. Dans l'heure suivant ces annonces, l'action en bourse a chuté de 21,49 dollars à 20,03, avant de remonter légèrement à environ 20,50.
Un contexte d'incertitude
La période est d'autant plus morose pour l'entreprise qu'elle a fait l'objet, ces derniers temps, de plusieurs informations de presse sur son avenir incertain. Selon Bloomberg, un plan de licenciement visant plus de 20% de ses effectifs serait dans les cartons. Pour l'heure, celui-ci n'a pas été confirmée par Intel, bien que la direction ait annoncé jeudi d'importantes coupes budgétaires visant notamment à se séparer de certaines couches de management afin de renouer avec l'efficacité.
Les dépenses prévisionnelles de fonctionnement de la société pour 2025 passent ainsi de 17,5 milliards de dollars à 17 milliards. Et celles-ci s'accompagnent de coupes similaires dans les dépenses annuelles en capital (18 milliards de dollars au lieu des 20 milliards prévus initialement), a prévenu Intel.
Tout récemment, le média américain The Information affirmait par ailleurs que l'administration de Donald Trump s'intéressait de près au sort du constructeur. Un projet de joint-venture, entre Intel et son rival taïwanais TSMC, avait même été mis sur la table, permettant à ce dernier d'exploiter les usines d'Intel. Ce que l'agence de presse britannique Reuters avait déjà révélé quelques jours plus tôt, sans que les entreprises intéressées ne confirment la nouvelle.


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